La loi sur la transparence du nucléaire
conçue par Dominique Voynet verra-t-elle le jour ? Roselyne
Bachelot, sa successeure au ministère de l'Écologie,
le laissait entendre à la mi-octobre. Mais au même
moment une décision prise en catimini faisait douter les
écologistes de la volonté du gouvernement. En effet,
l'association Greenpeace (2) a découvert qu'un arrêté
adopté au mois d'août, classe " secret défense
" les informations concernant les matières nucléaires.
Pour les écologistes, ce texte est un coup bas qui les vise
directement et les menace jusqu'à 5 000 € d'amendes
et 5 ans de prison. En effet, Greenpeace, et notamment son Réseau
Stop plutonium, publie régulièrement des informations
détaillées sur le transport des matières nucléaires,
indiquant les trajets effectués, la nature et les volumes
des matières transportées et précisant leur
dangerosité.
Au même moment, Nicole Fontaine, ministre
déléguée à l'Industrie, annonçait
qu'elle allait proposer au gouvernement d'adopter le principe
du remplacement progressif des centrales nucléaires vieillissantes
par de nouvelles installations. Une annonce vivement contestée
par l'ensemble des écologistes, Greenpeace, la Criirad,
le Réseau pour sortir du nucléaire, la Fondation
Nicolas Hulot et les Verts. Même le Parti socialiste qui
ne partage pas le point de vue des écologistes sur le nucléaire
dénonce l'absence de concertation sur ce sujet. Sans attendre,
le Réseau pour sortir du nucléaire, fédération
de 650 associations, lance une campagne de cartes postales : "
Pour un vrai service public de l'électricité sans
nucléaire ".
R. P.
|