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Un communiqué de l'Agence française
de sécurité sanitaire daté du 9 décembre
dernier, laisse planer de sérieux doutes sur la sécurité
du nouveau vaccin de l'enfance : Hexavac (laboratoire Aventis-Pasteur).
Tout comme InfanrixHexa (laboratoire GSK), Hexavac a la particularité
d'associer dans une même seringue, six vaccins dont le vaccin
hépatite B, qui était jusqu'ici fait séparément.
Une analyse réaliséee par l'Agence européenne
des médicaments de l'ensemble des cas de mort subite des
nourrissons survenus pendant trois ans a mis en évidence
4 décès chez des enfants âgés de plus
de un an (3 en Allemagne,
1 en Autriche).
L'étude réalisée en
Allemagne a montré que le nombre de décès
observés était supérieur au nombre de cas
de morts subites attendus. L'ensemble des pays européens
et la France en particulier ont estimé que le nombre de
cas recensés était trop faible pour établir
un lien de cause à effet avec le vaccin. Néanmoins,
les responsables de la pharmacovigilance ont jugé nécessaire
la mise en place d'autres études. Le Dr Le Houezec, du
Revahb, (l'association des victimes du vaccin anti-hépatite
B), remarque avec ironie : " Il existe un doute, mais pas
de panique, on va continuer à vacciner des nourrissons
qui n'ont aucun risque de contracter l'hépatite B contre
laquelle on est censé les protéger. " En effet,
le nouveau vaccin se différenciant des précédents
par l'adjonction du vaccin anti-hépatite B, c'est bien
ce dernier produit qui semble mis en cause dans les accidents
recensés. En France, d'ailleurs on semble se méfier.
Bien qu'ayant reçu une autorisation de mise sur le marché,
ni Hexavac, ni InfanrixHexa, ne sont vendus en pharmacie. Ils
ne peuvent pas être prescrits par les médecins de
ville, leur usage est réservé à l'hôpital
: 150 000 doses ont été délivrées,
contre 5 400 000 en Allemagne.
Curieusement, ces nouveaux doutes sur le vaccin anti-hépatite
B n'ont pas été relevés par la presse. Celle-ci
a préféré s'en tenir aux conclusions d'une
réunion de l'Académie de médecine, qui se
tenait quelques jours plus tôt. L'Académie souhaite
une relance des vaccinations et notamment développer une
large politique de vaccinations des adultes .
R. P.
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