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Depuis le 14 février,
le test HPV, test de dépistage de l'infection à
papillomavirus, est remboursé par la Sécurité
sociale (60 %). Cette infection, sexuellement transmissible, favorisée
par la pilule, le tabac, la précocité des rapports
sexuels et le nombre de partenaires, est responsable du cancer
du col de l'utérus. On retrouve en effet des HPV dans 99,7
% des cas. Deux millions de femmes en France, essentiellement
jeunes, sont concernées. Pour la plupart, l'infection va
régresser spontanément en quelques mois grâce
à de bonnes défenses immunitaires. Par contre, chez
environ 1 %, elle persistera.
Jusqu'à présent,
le frottis cervical était l'unique moyen de dépistage
des lésions cancéreuses aux différents stades
de leur évolution. Désormais, on pourra éventuellement
y associer un test HPV. S'il est positif et le reste pendant plus
d'un an, la patiente saura qu'elle présente un risque et
qu'elle doit se faire suivre régulièrement. Ce dépistage
est donc recommandé par l'Anaes (Agence nationale d'accréditation
et d'évaluation en santé), en cas de frottis "
douteux ". Par contre, une femme à examen cytologique
normal sans HPV, soit 90 % des cas, sait qu'elle n'a quasiment
aucun risque et qu'elle peut espacer largement le rythme des frottis.
Attention, la présence de papillomavirus est un facteur
de risque et non une cause.
M. L.
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