|
On
nous cache tout, on nous dit rien ! Ou plutôt, les médias
nous alertent quand il est bien tard. Ainsi du péril aviaire.
Les responsables politiques et agroalimentaires thaïlandais
savaient depuis des semaines que leurs poulets mouraient de la
grippe. Ils l'ont tu. Les premiers décès humains
les ont obligés à avouer
Ainsi, et toute proportion
gardée, du traitement hormonal de substitution (THS) présenté
hier comme un remède miracle, et dont on vient de montrer
les dangers, obligeant les gynécologues à faire
machine arrière.
Les intérêts politiques, agroalimentaires et pharmaceutiques
dictent leur loi. Avec le plus souvent la complicité des
médias. En revanche, une fois les mauvaises nouvelles découvertes,
ces mêmes médias batifolent volontiers dans le catastrophisme,
histoire de faire croire sans doute qu'ils sont aux avant-postes.
Apparences ! Certains sujets restent tabous : les centaines, voire,
les milliers de victimes du vaccin anti-hépatite B, par
exemple ; les milliers de victimes des infections nosocomiales
aussi (lire p. 42). De là à penser que l'information
sanitaire est à deux vitesses, selon qu'elle sert nos poulets,
ou dessert nos vaccins et notre système de soins
L'alerte est nécessaire. Pas la surenchère.
Et qui n'éprouve jusqu'à la nausée cette
présentation quotidienne de drames où l'on nous
vautre dans l'image d'une humanité en échec, sinon
déchue. Le vampirisme journalistique qui célèbre
violences, malheurs, déviances, transgressions, etc., est
mortifère et démobilisateur. À quoi bon se
battre, puisqu'il en va ainsi, en conclut la plupart.
Et nous, à Alternative Santé, serions-nous épargnés
par cette maladie infantile de l'information ? Si informer, c'est
- aussi - alerter, la question est de savoir dans quel but ! Pour
faire de l'audience ?
Notre objectif est clair : défendre les
patients, prendre position en faveur des victimes du système
médical.
Comme le sous-titre de notre logo l'indique, notre volonté
est de : " Comprendre pour agir ". Nous n'en restons
pas au constat, nous proposons autant que possible des "
alternatives ".
En témoignent nos 1res Rencontres, le
22 janvier dernier, (les premières de notre histoire !).
Leur thème : la surmédication (l'abus de médicaments).
Trois tables rondes réunirent douze intervenants, chacun
apportant les résultats de son expérience et de
ses recherches, sa réflexion et ses conclusions. Pour que
les auditeurs et vous-même (lire notre article p. 11 à
14) puissiez vous faire " votre " opinion et prendre
votre santé en main.
Nous ne sommes pas seuls à envisager l'information sous
cet angle et à nous mettre à l'écoute de
ceux qui veulent faire bouger le monde, même s'ils n'ont
pas l'aura de l'Abbé Pierre !
Dans le train qui m'emmenait au festival
Science Frontières de Cavaillon, fin janvier, je fis la
rencontre d'une responsable du mouvement Biocoop. Le travail réalisé
par ce mouvement en faveur des producteurs bio, mérite
d'être connu (nous en parlerons prochainement). Il en va
de même de l'action de Nature et Progrès, et d'autres,
bien sûr ! L'agriculture biologique propose
des parades efficaces à la surpollution des terres et des
eaux, et aux conséquences des pesticides. Pourquoi en parle-t-on
si peu au 20 h ? Parce qu'elle bouscule trop d'intérêts
en place.
Quant au festival lui-même, qui fêtait
sa 20e édition, on s'y interrogeait cette année
sur le " Monde et (ses) Merveilles ". Les intervenants
présentèrent des solutions pour réparer les
hommes (on parla beaucoup des greffes), et faire face aux défis
environnementaux et énergétiques. Un creuset d'idées,
mieux, un chaudron semblable à celui dans lequel tomba
Obélix, capable de permettre à chacun de soulever
des montagnes !
Ces acteurs, qui travaillent au bien collectif plutôt
qu'à leur réussite personnelle, l'émission
de Claire Hédon sur RFI, Priorité Santé -
dont nous sommes partenaires, voir
p. 8 -, en témoigne régulièrement.
De tous, nous nous sentons très proches. Et nous renforcerons
encore nos liens avec eux.
Un autre monde est possible.
Il est en germe. Nous en sommes solidaires.
|