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" Les personnes décédées
étaient vaccinées contre la grippe, mais chez les
personnes âgées le vaccin est peu actif ", annonçait
le lundi 27 janvier le directeur de la Ddass de Seine-Saint-Denis,
pour expliquer les décès, à quelques jours
d'intervalle, de neuf des dix-sept pensionnaires d'une maison
de retraite
de Sevran. Une déclaration contredite le soir même
par la cellule interrégionale épidémiologique
d'Ile-de- France qui assurait : " L'hypothèse avancée
est celle d'une épidémie d'un virus respiratoire
avec surinfection pulmonaire qui a entraîné la mort.
Or les virus respiratoires comprennent des dizaines de virus ",
précisant qu'il n'était pas possible de savoir lequel
était en cause dans cette épidémie. Pourtant
le directeur de la Ddass s'était fondé sur les conclusions
des analyses du Pr Freymuth, virologue à Caen. Mais pour
les experts franciliens, les analyses du virologue montrent seulement
que " la grippe a circulé parmi les pensionnaires
".
Au lieu d'éclaircir le problème, ces précisions
laissent une étrange impression de confusion. N'a-t-on
pas voulu ainsi défendre le vaccin, dont l'efficacité
chez les personnes âgées, à qui il est prioritairement
recommandé, venait d'être mise en cause par un spécialiste
?
R. P.
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