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Organisés à l'initiative des
grandes associations de droit des femmes et de défense
des malades (Planning familial, Aides, Act Up-Paris, le Kiosque),
les états généraux " Femmes et Sida
" se sont tenus le 7 mars dernier à Paris.
Premier constat : l'approche du sida est toujours aussi asexuée.
En France, 42 % des nouveaux cas de séropositivité
sont des femmes et 98 % des contaminations sont d'origine hétérosexuelle.
Pourtant, les femmes sont quasi absentes des études. En
conséquence, elles prennent des traitements dont on ignore
les effets secondaires sur le corps féminin.
Les éléments diagnostiques
semblent différents : une charge virale moins élevée
que chez les hommes annoncerait néanmoins une progression
de la maladie aussi rapide que chez eux.
Deuxième constat : le cloisonnement
du suivi médical avec, d'un côté, le gynécologue
et, de l'autre, l'infectiologue. Les femmes mettent en avant les
boulever- sements lipidiques induits par les traitements antiviraux
: la fonte des graisses (lipodystrophie) au niveau des bras et
des jambes, leur localisation au niveau abdominale et les dangers
que cela représente sur le plan cardio-vasculaire.
Elles ont exprimé leur solidarité
avec les femmes des pays du Sud et d'Europe de l'Est pour le droit
à l'accès aux traitements de même que pour
les femmes migrantes souvent en situation de grande précarité.
Certaines ont évoqué la possibilité pour
les mères d'inculquer à leur garçon ce que
devrait être une sexualité plus responsable.
M. L
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