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Amalgamer
les thérapeutiques alternatives aux pratiques sectaires
fait toujours recette. En publiant son premier rapport, la Miviludes
(Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre
les dérives sectaires) rappelle qu'elle a pour objectif
non de s'attaquer à des doctrines mais de signaler "
des actes contraires aux droits de l'homme, aux libertés
fondamentales ou qui constituent une atteinte à l'ordre
public ".
Les informations de la Mission sur certains
groupes ont de quoi faire frémir, quand ceux-ci font l'apologie
de la pédophilie, de l'inceste ou de l'euthanasie. On reste
tout aussi perplexe quand certains soit-disant thérapeutes
font arrêter les traitements conventionnels du cancer au
seul profit de prétendues techniques de psychothérapies
ou, sous couvert de psychothérapie, se livrent à
des pratiques ésotériques (désenvoûtement,
recours à des entités extraterrestres). Mais à
côté de ces dérives, la Mission met en cause
pêle-mêle : la sophrologie, la naturopathie, l'iridologie,
l'ostéopathie, la magnétothérapie, le jeûne,
la thérapie par les plantes, les élixirs floraux,
la psychogénéaologie, les constellations familiales,
et les groupes qui refusent les vaccinations obligatoires. L'indigence
des informations données sur tous ces sujets est tout à
fait déplorable. Une grande partie du rapport concerne
les moyens de lutte utilisés contre les dérives
sectaires dont la Miviludes demande un élargissement.
R. P.
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