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Les
associations Priartem et Agir pour l'environnement (www.priartem.com,
www.agirpourlenvironnement.org)
demandent que le seuil d'exposition au champ électromagnétique
des antennes de téléphonie mobile soit revu à
la baisse. Actuellement la France accepte un seuil de 42 volts/m.
Une exposition jamais atteinte puisqu'elle se situe plutôt
entre 1 et 5 volts /m. Et c'est encore trop, s'insurgent les associations.
À ces niveaux, les problèmes de santé apparaissent
: fatigue, maux de tête, troubles du sommeil, de la mémoire,
de l'humeur, de l'activité cardiaque, acouphènes
De nombreux riverains d'antennes s'en plaignent. Ce seuil devrait
être abaissé à 0,6 volts/m conclut une étude
néerlandaise qui a constaté, juste au-dessus, des
effets néfastes sur le bien-être des individus. Quatre
scientifiques : Roger Santini, Pierre Le Ruz, Richard Gautier
et Daniel Oberhausen ont publié en janvier dernier : "
Votre GSM. Votre santé, on vous ment !" (éd.
Marco Pietteur), un ouvrage dans lequel ils font le point sur
les connaissances acquises en matière de conséquences
sur la santé humaine de l'exposition au champ électromagnétique
de la téléphonie mobile.
Priartem et Agir pour l'environnement ont suscité
la signature de nombreuses chartes de bonne conduite entre municipalités
et opérateurs, ainsi que la réalisation d'une cartographie
des implantations d'antennes, disponible désormais sur
internet (www.cartoradio.fr).
Mais cette capacité d'intervention n'est pas du goût
des opérateurs. Etienne Cendrier, coordinateur national
et porte-parole de Priartem a été assigné
par Bouygues Télécom pour " diffamation et
atteinte à leur honneur ", montant estimé du
préjudice : 200 000 e. Le même opérateur a
été débouté le 10 mars 2004 d'une
assignation en référé contre Priartem et
Agir pour l'environnement à la suite d'un blocage d'installation
d'antennes dans le Xe arrondissement de Paris.
Ces associations décidément dérangent,
d'autant qu'elles demandent un moratoire sur l'UMTS, la nouvelle
version de la téléphonie mobile !
C. B
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