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Le
26 mars 2004, à l'initiative de l'Inserm (Institut national
de la santé et de la recherche médicale) et de la
Société française d'endocrinologie, s'est
tenue, dans l'amphithéâtre de la Faculté de
l'hôpital Necker à Paris, une grande réunion
" savante " sur le thème " Traitements hormonaux
de la ménopause : tous coupables ? Quels bénéfices
? Quels risques ? Quels choix ? "
Depuis les résultats catastrophiques des grandes études
américaines à propos du THS, les médecins
français sont astreints à suivre les recommandations
de l'Afssaps (Agence française de sécurité
sanitaire des produits de santé), et de ne prescrire ce
traitement qu'aux femmes ayant des symptômes réellement
invalidants (bouffées de chaleur par exemple) et cela pendant
la période la plus courte possible (au maximum cinq ans).
À celles qui en ont besoin et non systématiquement
à toutes les femmes ! Pour les médecins, la pilule
est dure à avaler et nombre d'entre eux refusent encore
de reconnaître que pendant de nombreuses années,
ils ont prescrit un médicament dont non seulement ils ne
connaissaient pas les effets secondaires mais qu'ils auréolaient
de mille bienfaits sur la simple recommandation des laboratoires
pharmaceutiques
Une journée entière de communications scientifiques
(il y aura une publication) pour tenter de remettre les pendules
à l'heure. Des débats houleux qui font apparaître
un monde médical très divisé. Les prudents
qui tiendront compte des données nouvelles, des risques
reconnus du THS sur le sein et l'appareil cardiovasculaire pour
un bénéfice minime dans la prévention de
l'ostéoporose, et les autres persuadés qu'ils ont
raison
depuis toujours, que les femmes et les produits français
n'ont rien à voir avec ceux qui sont prescrits au Etats-Unis
et qui refusent de regarder les dangers des hormones.
En fait, il semblerait que les femmes vont mettre tout ce petit
monde d'accord : elles sont de plus en plus nombreuses à
arrêter le THS et à considérer que la ménopause
n'est pas une maladie mais une étape de la vie.
M. L.
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