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Alternative Santé, comprendre pour agir
 
JUIN 2004

 

 

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Les calculs rénaux

Une mauvaise hydratation est à l'origine de la plupart des calculs rénaux.
Boire peu diminue le volume d'urine qui se concentre en sels

 


Le calcul rénal apparaît lorsque des sels, normalement présents dans l'urine après la filtration par les reins, se cristallisent. Lorsque cette concrétion grossit anormalement (plus de 6 mm), elle se coince dans les voies urinaires. Une douleur soudaine et intense au bas du dos irradie vers le bas du ventre et l'aine et déclenche la colique néphrétique. Elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures, avec des moments de répit et s'accompagne souvent de nausées et de vomissements. Fièvre, frissons et urine trouble ou malodorante indiquent un risque d'infection et implique une prise en charge médicale immédiate. Se surajoute souvent une sensation de brûlure à la miction ainsi qu'un fréquent besoin d'uriner. Si le calcul bloque complètement l'évacuation (le patient n'urine plus et a de la fièvre), on doit être hospitalisé en urgence.

>Les différents calculs
Calculs oxalo-phospho-calcique. Ils sont les plus fréquents (80 % des cas) et concernent souvent les hommes. Il en existe plusieurs types : ceux d'oxalate de calcium (les plus fréquents), de phosphate de calcium ou d'un mélange des deux.
Calculs phospho-ammoniaco-magnésiens. Ils concernent la femme jeune. Il sont dus à une infection urinaire (Proteus mirabilis), se logent dans le bassinet et les calices et sont rarement à l'origine de coliques, mais de lombalgies. Ils se développent aussi chez les personnes à qui l'on installe des cathéters à la vessie durant de longues périodes. Le traitement est le plus souvent chirurgical.
Calculs d'acide urique. Ils représentent de 5 à 8 % de tous les cas de calculs rénaux. Comme leur nom l'indique, ils se forment à partir d'une concentration anormalement élevée d'acide urique, un produit du métabolisme des protéines. Une alimentation riche en protéines en est à l'origine, mais il existe aussi des facteurs génétiques. Certaines chimiothérapies peuvent favoriser cet excès. Bicarbonate de soude et eaux alcalines aident à leur dissolution.
Calculs de cystine. Cette forme rare affecte moins de 1 à 2 % des patients. La cystine est un acide aminé normalement présent dans les urines. Dans tous les cas, la formation de calculs est attribuable à la cystinurie, une déficience génétique qui entraîne l'excrétion d'une quantité excessive de cystine par les reins. …

>Facteurs et comportements à risques
Dans la plupart des cas, le manque de liquide est responsable des calculs rénaux. Plus l'urine est concentrée en sels, principalement en oxalate de calcium et en phosphate de calcium, plus le risque de formation de calculs augmente. Boire peu diminue le volume d'urine qui se concentre en sels. Mais, " fabriquer " des calculs implique aussi des facteurs génétiques, une histoire familiale de calculs, des facteurs biologiques et environnementaux (alimentation, hygiène de vie). Certaines maladies en sont à l'origine, comme l'hyperparathyroïdie (hyperactivité de la glande parathyroïde). Le degré d'acidité de l'urine influence aussi les interactions chimiques entre les constituants. Enfin, certaines substances, présentes dans l'urine comme les citrates et le magnésium, freinent la cristallisation. Si leur quantité diminue, le risque augmente. Certains médicaments peuvent contribuer à la formation des calculs. Les personnes à risque doivent s'informer auprès de leur médecin ou de leur pharmacien des effets secondaires de leur médication.

>La crise aiguë
Lors d'une crise aiguë, il faut cesser de boire car l'urine bute sur le calcul et aggrave la douleur. La présence de fièvre nécessite un départ à l'hôpital. Sinon, un médecin se chargera essentiellement de calmer la douleur (piqûre, antalgique, etc.). En l'attendant, on peut faire couler un bain chaud. Cela dilate l'uretère et diminue la douleur. Si l'on urine, on essaiera de recueillir dans une compresse des fragments du calcul qui permettront une analyse précise de leur nature. Sous contrôle médical,on peut rester chez soi jusqu'à ce que le calcul soit évacué. Après la crise, le traitement dépendra : des résultats des examens médicaux, de la présence ou non de sang dans l'urine, d'une analyse sanguine pour vérifier l'état de la fonction rénale et déceler une anomalie métabolique, et enfin d'une urographie intraveineuse.
Si la taille du calcul est trop importante et la douleur insoutenable ou s'il y a infection ou saignement, le calcul devra être dégradé en petits morceaux ou extrait chirurgicalement. Des analgésiques plus puissants seront prescrits.

> Techniques d'extraction
Les calculs sont cassés ou extraits selon plusieurs techniques : la lithotripsie ou lithotritie extracorporelle consiste à envoyer des ondes de choc depuis l'extérieur du corps sur un calcul pour le fragmenter. Ces fragments seront éliminés par les voies urinaires. L'intervention peut être réalisée dans la journée.
La néphrolithotomie percutanée est utilisée si le calcul est trop gros ou se trouve dans un endroit que les ondes de choc ne peuvent atteindre. Par une incision effectuée dans le dos, on introduit un instrument, le néphroscope, dans le rein, pour extraire le calcul. Il peut également être dégradé à l'aide d'un laser ou d'énergie électrique. Généralement, le patient reste à l'hôpital pendant plusieurs jours.
L'urétéroscopie : cette opération peut être nécessaire pour ôter des calculs logés dans les uretères. Elle consiste à introduire une sonde, l'urétéroscope, dans la vessie par l'urètre jusqu'à l'uretère. Les calculs sont alors fragmentés ou prélevés intacts. Cette technique est délicate.

Martine Laganier

 

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