|
Parmi les certitudes qui évitent de se
remettre en question, il en est une, médicale, que l'on
nous ressert à propos des médicaments et des vaccinations.
C'est le dogme du bénéfice-risque. Sous-entendu
: les bénéfices sont tels que les risques sont négligeables
- et de fait négligés, sinon volontairement cachés.
Que ces " risques " fauchent, comme dans le cas de la
dernière maladie provoquée par les vaccins - la
myofasciite à macrophages -, des personnes bien portantes,
qu'ils les rendent invalides et inaptes au travail, n'ébranlent
en rien les hérauts du dogme. Que ce principe, véritable
cache-misère intellectuel, soit une blessure au front du
principe de la médecine : " D'abord, ne pas nuire
" n'inquiète ni les médecins, ni les scientifiques
Ni même les responsables de l'organisme qui devrait défendre
les patients : l'Agence française de sécurité
sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Rappelons les faits. Dans notre dernier numéro,
nous " révélons " que l'étude sur
l'aluminium des vaccins, commandée par l'Agence, reste
bizarrement dans ses tiroirs. Le Figaro, RFI (l'émission
Micro-méga), le journal de 20 heures de TF1, Le Progrès,
Le Parisien, le Quotidien du médecin
s'emparent de
l'affaire. Les spécialistes de la myofasciite, dont les
professeurs Gherardi et Chérin, confirment que cette étude
montre - faute encore de démontrer - qu'il existe bien
un lien entre l'aluminium et le syndrome de fatigue chronique
(SFC). L'Afssaps, voyant que le feu gagne, convoque en catastrophe
une conférence de presse pour l'éteindre et assène
sa vérité : l'aluminium des vaccins n'est pas en
cause. D'ailleurs, preuve que tout va bien, elle arrête
toute nouvelle recherche !
Pourquoi l'Agence a-t-elle attendu si longtemps, si les conclusions
de son étude ont une telle force d'évidence ? Il
fallait les proclamer aussitôt ! Et que signifient
les propos de la Dre Annie Fourrier, responsable scientifique
de ladite étude qui affirmait lors de cette même
conférence de presse : " Les résultats sont
à interpréter avec prudence. " Ne se moque-t-on
pas de nous et d'abord des victimes ?
La clef de la position de l'Afssaps se trouve,
sans doute, dans les propos de l'un de ses experts, le Pr Jean-Hugues
Trouvin qui affirma - toujours lors de cette conférence
de presse - que la mise au point et le remplacement de l'adjuvant
aluminique par un autre adjuvant demanderait dix ans (1). En clair,
l'Agence laisse aux labos le temps d'écouler leurs stocks
de vaccins à base d'aluminium : tétanos, diphtérie,
polio, coqueluche, hépatite A, et surtout hépatite
B.
On ne peut s'empêcher de penser que si l'Afssaps a décidé
d'arrêter toute étude, c'est qu'elle a peur de découvrir
le pire. Si nous n'avions pas soulevé l'affaire, le rapport
aurait été discrètement oublié, les
soupçons se seraient dilués et les malades renvoyés
à leur détresse et à leur combat individuel.
Au cours de la conférence, le directeur général
de l'Agence, Jean Marimbert, a affirmé bien haut que le
bénéfice-risque est nettement en faveur des vaccins.
Propos que l'on pourrait traduire brutalement : il y a des patients
qui " paient " pour que d'autres soient en bonne santé.
Version laïque du sacrifice religieux dans la religion du
progrès !
Reconnaître qu'il y a des risques et ne
pas chercher à les découvrir ne relève pas
de l'esprit scientifique. Tenir les victimes pour statistiquement
négligeables est tout simplement barbare. Reste pour les
patients à demander à leur médecin de les
assurer qu'ils ne tireront des vaccins que des bénéfices.
Car l'Afssaps, en faisant l'apologie du bénéfice-risque
reconnaît, malgré tout, implicitement, que ces risques
existent. Ne serait-on pas en droit de faire procès aux
médecins qui ne nous en avertiraient pas ?
(1) Ce qui est faux. Car il y a 20 ans,
certains vaccins étaient commercialisés avec un
adjuvant à base de calcium. Il n'est pas toxique, contrairement
à l'aluminium.
|