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Pendant un mois, le Réseau
sortir du nucléaire, qui regroupe 688 associations
locales et 14 000 citoyens, a organisé un Tour de
France pour s'opposer à la politique du gouvernement
en matière nucléaire. En effet, le Premier
ministre avait annoncé début avril qu'il demanderait
au Parlement de se prononcer en faveur de l'avenir du nucléaire
et notamment de l'adoption par la France d'un nouveau type
de centrales nucléaires, les EPR (réacteurs
à eau pressurisée), dont l'ensemble des organisations
écologistes dénonce le coût et les risques.
Alors que l'Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne se
sont engagées dans un processus de sortie du nucléaire
et que l'Espagne annonçait début avril qu'elle
ferait de même, la France et la Finlande sont désormais
les seuls États de l'Union européenne à
poursuivre un programme de développement de l'énergie
atomique.
Parti le samedi 26 avril de Fessenheim
en Alsace, où fonctionne la plus vieille centrale
de France et la plus dangereuse (à la suite d'un
incendie, fin janvier, douze personnes ont été
légèrement irradiées), le " Tour
de France pour sortir du nucléaire " a "
visité " 46 sites et s'est terminé le
23 mai à Rouen, en Normandie, région qui compte
trois centrales et le très dangereux centre de retraitement
des déchets de La Hague. Le Tour aura été
l'occasion de lancer une pétition internationale
qui va circuler pendant un an sous le titre : " Un
million d'Européens demandent la sortie du nucléaire
" (1).
L'action se poursuivra, à
partir du 21 juin, par un " Jeûne pour vivre
sans nucléaire ". Michel Bernard, notre confrère
de la revue écologique Silence, André Larivière,
un des permanents du Réseau sortir du nucléaire,
et Dominique Masset, du mouvement Appel pour une insurrection
des consciences (lancé par l'agronome-écrivain
Pierre Rabhi), lancent à Paris un jeûne qui
durera jusqu'à ce que le gouvernement annonce qu'il
renonce aux centrales EPR et organise un véritable
débat démocratique. Un peu partout en France
des comités de soutien (une vingtaine étaient
en place à la mi-mai) organiseront des actions non-violentes
: manifestations, concerts, pique-niques festifs, jeûnes
de quelques jours, etc. Ces actions dureront aussi longtemps
que nécessaire (2).
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