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La lutte contre le cancer ne se réduit
pas à la chasse au tabac. Malgré les efforts
engagés en ce sens depuis de nombreuses années,
les cancers ne cessent d'augmenter, en particulier chez
les enfants. Conclusion : il faut chercher ailleurs la cause
de cette " épidémie ". Réunies
le 7 mai dernier à l'Unesco, 500 à 700 personnes
ont applaudi aux propos des scientifiques, médecins
et responsables d'associations, venus dénoncer les
dangers de la pollution chimique, en particulier des pesticides.
Président du Mouvement pour le droit et le respect
des générations futures, François Veillerette
a insisté sur leur usage outrancier et le manque
d'études sur leur toxicité : " 27 traitements
sur les pommiers, qui peut croire qu'il ne reste plus rien
dans le fruit ? Nous sommes les deuxièmes utilisateurs
de pesticides dans le monde, ce qui occasionne une pollution
sans précédent du sol, de l'air et des eaux.
" Le programme européen Reach (4), destiné
à enregistrer, évaluer et autoriser les produits
chimiques, qui devrait être voté en septembre
prochain, a été revu à la baisse sous
l'influence des industriels de l'agrochimie " très
présents à Bruxelles ", a indiqué
Paul Lannoye, député européen. Pour
faire pression sur les gouvernements, et à l'initiative
du cancérologue Dominique Belpomme, président
de l'Artac (Association française pour la recherche
thérapeutique anticancéreuse), une cinquantaine
de personnalités convaincues de l'urgence et de la
gravité de la situation ont lancé l'Appel
de Paris. Ils affirment que le " développement
de nombreuses maladies est consécutif à la
dégradation de l'environnement, que la pollution
chimique est une menace grave pour l'enfant et la survie
de l'homme et que l'espèce humaine est en danger
".
Tous les citoyens qui le désirent
peuvent signer cet appel, disponible à l'Artac.
> C. B.
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