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Je suis une fidèle lectrice
depuis plusieurs années, de votre mensuel. J'en apprécie
la position de pionnier, acharné à défendre
la réalité d'une médecine complémentaire
à notre médecine officielle. Je suis moi-même
responsable d'un centre d'entretien physique alternatif
et je me suis indignée plusieurs fois, et encore
ce matin en lisant le hors-série n° 29 (Thyroïde,
Hypertension, Ostéoporose) de l'aspect sélectif
des adresses que vous proposez à vos lecteurs pour
obtenir des renseignements ou des lieux de soins. Si je
me réfère, par exemple, à la partie
qui traite de l'hypertension, vous faites référence
au yoga en mentionnant comme seul contact la Fédération
nationale des enseignants de yoga. Savez-vous qu'il existe
un annuaire de yoga référençant les
fédérations, écoles, et les travailleurs
indépendants dans cette discipline ? Dans ce domaine
aussi, il y a des alternatives possibles ! Merci de faire
profiter vos lecteurs de cette liberté de choix.
Ce qui m'a échaudée également dans
cet article sur le yoga ce sont les cinq dernières
lignes (sur les dix qui constituent votre petit article).
Vous dites : " Ou mieux, de chercher un enseignant
médecin qui connaît l'influence des postures
sur l'état physique ". Ce qui laisse porter
à croire que les enseignants de yoga non médecins
n'ont pas de connaissance concernant les indications ou
contre-indications des différentes techniques psychophysiologiques
qu'offre cette discipline. Heureusement toute personne formée
dans une école digne de ce nom, est en mesure d'adapter
par elle-même ces techniques en fonction des différentes
pathologies, cette connaissance fait partie intégrante
de la formation. Il aurait été préférable
de préciser " un enseignant qui collabore avec
un médecin, s'il n'est pas lui-même médecin
". Cela fait plusieurs fois que, malgré votre
ouverture alternative, vous vous retranchez derrière
la bannière du tout puissant médecin. Cette
attitude me semble cautionner la récupération,
par le corps médical, de techniques qui ont mis des
années à poindre grâce à la persévérance
de certains pionniers (les techniques manuelles et gymnastiques
douces, la relaxation, la naturopathie
). Reconnaître
les dérives n'implique pas d'expédier les
bons artisans dans les coulisses. Au plaisir de continuer
à vous lire.
Aza, Internet
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