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"Un rapport explosif, la sécurité
négligée, les risques minimisés ",
écrit François Vignolles dans Le Parisien
du 15 juin 2004, en parlant du rapport d'expertise qui vient
d'être remis à la juge Mme Bertella-Geffroy,
qui instruit les plaintes de six familles de victimes décédées
après vaccination hépatite B. Dans ce rapport,
le Dr Girard enfonce le clou. Il reprend et développe
les éléments qu'il avait mis en évidence
dans un pré-rapport en octobre 2002 qui accusait
les autorités sanitaires de désinformation
et de dissimulation .
Son expertise arrive au moment où
une décision de la Cour de cassation vient de confirmer
que le vaccin anti-hépatite B est bien responsable
de la sclérose en plaques d'Armelle Jeanpert, présidente
du Revahb, l'association des victimes du vaccin anti-hépatite
B. La Cour a rejeté en mai un pourvoi de son employeur
qui contestait que sa sclérose en plaques soit considérée
comme un accident du travail. Une décision définitive.
Myofasciite : le double langage
de l'Afssaps
"Une nouvelle fois, on se moque de nous " : Patricia
Baslé, présidente de E3M, l'association des
malades de myofasciite à macrophages ne décolère
pas contre l'Agence française de sécurité
sanitaire des produits de santé (Afssaps). Déjà
le mois dernier, elle nous disait sa consternation . L'Agence
vient de publier le compte-rendu des débats à
la fin desquels son conseil scientifique avait adopté
les conclusions critiquées par E3M et les spécialistes
de cette maladie. " Ils manipulent les chiffres ",
dénonce Patricia Baslé. Certes, ce compte-rendu
recommande la poursuite des recherches concernant les symptômes
dont souffrent les malades et précise qu'il n'est
pas possible d'exclure définitivement la responsabilité
des vaccins. Mais c'est pour mieux réfuter deux points
importants.
En premier lieu, l'importance des
symptômes de fatigue chez les malades. Le conseil
scientifique parlait il y a un mois de faiblesse statistique
dans la mise en évidence de ces symptômes.
Faux, écrivions-nous le mois dernier : il est écrit
dans l'étude que ces symptômes sont statistiquement
significatifs. Le nouveau document de l'Affsaps réussit
le tour de force de reconnaître ce caractère
" significatif ", puis de dire le contraire après
avoir, dans un jargon incroyable, parlé de "
modestie de niveau significatif " (!) et assuré
que ce caractère significatif n'apparaîtrait
pas si l'étude avait été conduite autrement.
" Autant dire qu'elle a été mal faite
et, si c'est le cas, il est inadmissible de décider
qu'on ne fera plus d'étude épidémiologique,
alors qu'il faudrait la recommencer sur de meilleures bases
", tempête Patricia Baslé. Le conseil
scientifique de l'Afssaps juge par ailleurs que le remplacement
éventuel de l'aluminium des vaccins n'est pas envisageable
à court terme faute de preuve de l'innocuité
et de l'efficacité d'un autre adjuvant. Faux, écrivions-nous
le mois dernier: la France a vendu pendant vingt ans des
vaccins à base de phosphate de calcium et de nombreuses
études montrent que ces derniers étaient tout
aussi efficaces, tandis que le phosphate de calcium n'a
pas la toxicité de l'aluminium.
Cinq sur treize des membres du conseil
scientifique présents lors des délibérations
concernant l'étude sur la myofasciite ainsi que trois
des personnalités invitées à titre
consultatif à cette réunion, ont des liens
d'intérêt avec l'un ou l'autre des fabricants
de vaccins anti-hépatite B. Est-ce un hasard si leurs
conclusions arrangent ces derniers ?
À cause de la décision
de l'Affsaps, l'Assistance publique vient de faire savoir
à une de ses employées qui avait été
reconnue en accident du travail à cause de sa myofasciite,
que sa maladie n'était plus reconnue comme conséquence
de la vaccination et elle va donc perdre une partie de ses
indemnités.
" Pendant ce temps là,
la santé des victimes de myofasciite se dégrade,
deux de nos adhérents sont décédés
ces dernières semaines ", explique Patricia
Baslé. Combien de morts faudra-t-il avant de renoncer
à l'aluminium ?
> R. P.
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