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Le Plan national santé environnement
(PNSE) rendu public par le premier ministre Jean-Pierre
Raffarin le 21 juin marque les réels débuts
- timides - de l'action publique pour prévenir les
risques sanitaires liés à l'environnement,
conformément aux vux de Jacques Chirac en 2003
Et à l'engagement de la France, en 1999, aux côtés
des 51 autres pays membres de la région Europe de
l'Organisation mondiale de la santé.
Le PNSE fixe trois objectifs : garantir un air et une eau
de bonne qualité, prévenir les pathologies
d'origine environnementale, et notamment les cancers, mieux
informer le public et protéger les populations sensibles.
Pour les atteindre, 45 actions sont prévues d'ici
à 2008, dont 12 considérées comme prioritaires.
Parmi elles, l'instauration d'un système incitatif
pour encourager l'achat de véhicules neufs moins
polluants. La limitation des expositions professionnelles
aux agents CMR (cancérigènes, mutagènes
et reprotoxiques), tels que poussières de bois, benzène
et plomb, est également prévue, mais seulement
en 2005.
Le gouvernement ne consacrera au
départ que 30 millions d'euros par an à la
réalisation de ces objectifs, même si Jean-Pierre
Raffarin vise, sans indication de date, 100 millions d'euros
de budget annuel.
" Ce plan est très insuffisant et très
incomplet ", regrette le Pr Dominique Belpomme, professeur
de cancérologie, dans Le Monde du 22 juin 2004. Initiateur
de " L'Appel de Paris " lancé par en mai
par 76 personnalités, en faveur d'une lutte contre
les effets des produits chimiques sur la santé (2),
il considère dans cette interview que seules des
mesures radicales, passant par une réorientation
complète de l'activité économique et
industrielle, seraient efficaces. Or, selon lui, le plan
se contente de fixer des " limites " de pollution
quasiment inutiles.
N. V.
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