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"votre produit m'a guéri du psoriasis
" ; " Au bout de 15 jours de G5 (silicium organique),
mes douleurs de dos consécutives à 6 accidents avaient
disparu à 80 % " ; " Les douleurs de ma mère
liées à son arthrose ont cédé "
; " Grâce à un mois de traitement sur une chondrocalcinose
du genou récalcitrante, je commence à pouvoir remarcher
après quatre mois passés avec des béquilles
" ; " L'acné de ma fille va beaucoup mieux avec
une cure de G5, cela fait six ans que nous essayons divers produits,
c'est la première fois que nous avons un tel résultat
" ; " J'ai 70 ans, et je prends du G5, mon médecin
ne comprend pas l'amélioration de mon état général
", " Atteinte de rhumatismes déformants, votre
produit m'a permis de récupérer la mobilité
de la main droite et le dégonflement des doigts, et le
pouce de main gauche ne se coince plus
" ; " Un
ami danois souffrant de fatigue chronique a essayé le G5,
il se sent beaucoup mieux " ; " Mes nodules thyroïdiens
ont diminué de volume sous l'effet du silanol (silicium
organique) ; et quand je suis prise de migraine, une noix de gel
étalée sur le front me soulage immédiatement.
"
Cette litanie de " miracles ", aussi
surprenants soient-ils, est tirée d'autant de courriers
(authentifiables car écrits à la main) adressés
à Loïc Le Ribault. Ils attestent de l'intérêt
de son produit. Alors, le procès qui lui a été
fait est-il une nouvelle chasse aux sorciers, inventeurs de molécules
" miraculeuses " ?
Il est nécessaire de bien distinguer d'une part le produit
à base de silicium organique, et d'autre part l'homme,
expert en sable et en criminologie, récemment condamné
à douze mois de prison dont six fermes pour " exercice
illégal de la médecine et de la pharmacie ".
> Artérites,
ostéoporose, kystes
Qui a vu une bambouseraie ou ramassé de la prêle
au bord d'un chemin n'a pas manqué de s'étonner
à la fois de la solidité et de la flexibilité
de leurs tiges (qui servaient, pour les bambous, à fabriquer
les cannes à pêche). Leur point commun : une extrême
richesse en silicium, les cendres de prêle en contiennent
près de 80 %. Sans prétendre à ces taux considérables,
tous les organismes vivants en sont composés. Il se trouve
principalement dans les tissus conjonctifs (1), responsables -
avec les tissus osseux - de leur structure. Il assure la fermeté
des tissus, leur souplesse et leur élasticité (2).
Mais la présence de ce minéral se réduit
au cours des ans, à 70 ans un organisme humain a perdu
plus de 70 % de son capital silicium d'origine.
Qu'à cela ne tienne, imagineront les esprits logiques,
pour garder la souplesse
de ses artères et de ses articulations, il n'est que de
compenser ces pertes. Sauf
que le silicium (celui contenu dans de la prêle séchée
par exemple) est très peu assimilable par l'organisme.
Seul du silicium organique (c'est-à-dire associé
à du carbone, caractéristique des organismes vivants)
est capable d'être utilisé, mais le fabriquer n'est
pas chose aisée.
> Duffaut,le vrai
inventeur
Le premier à avoir réussi l'opération à
partir de grains de sable (constitués essentiellement de
silice) et après diverses réactions physico-chimiques,
est Norbert Duffaut, en 1957. La molécule obtenue est le
" méthylsilanetriol ", qu'il a nommée,
après en avoir amélioré la formule, de ses
initiales DN1, puis DNR pour " Duffaut Norbert remède
". Sous le nom de Conjonctyl® et partiellement remboursé
par la Sécurité sociale, le DNR gagne les officines
(3) avec pour indications les problèmes d'artérites,
d'ostéoporose et de kystes au sein. Dans L'écologie
au secours de la vie, Une médecine pour demain le Dr Jacques
Janet (4), ami proche de Norbert Duffaut - les deux hommes ont
réalisé ensemble de nombreuses expériences
avec le DNR -, cite comme autres domaines d'action du silicium
organique : la rhumatologie, les affections cardiovasculaires,
l'ophtalmologie (un collyre : le Dulciphak® à base
de méthylsilanetriol est toujours disponible en pharmacie),
la dermatologie, la neurologie (dans les maladies dégénératives
telles que la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques),
la stomatologie, les pathologies infectieuses d'origine virale
(hépatites) et la cancérologie (pour pallier en
particulier aux effets secondaires de la radiothérapie
et de la chimiothérapie). Le moins que l'on puisse dire
est que cette molécule n'est pas inconnue de la pharmacopée
et que beaucoup de médecins peuvent témoigner de
son efficacité.
> Du G5, sinon rien
!
Dans les années 1970, un autre homme, Loïc Le Ribault,
étudie le sable et les micro-organismes (bactéries,
algues comme les diatomées) qui entourent les grains. Remuant
à des fins d'expérience ce " mélange
" sableux, le chercheur constate la disparition de ses lésions
de psoriasis aux mains. Sa perplexité quant à l'effet
produit trouve réponse dans les nombreux travaux de Norbert
Duffaut. Les deux hommes se rencontrent et à partir de
1982, ils entament une étroite collaboration scientifique,
qui aboutit à la mise au point de nouvelles compositions
à usage thérapeutique, toujours à partir
du fameux méthylsilanetriol ; ils déposent même,
indépendamment l'un de l'autre, divers brevets. À
l'inverse des autorités de santé, qui restent sourdes
aux résultats d'expérimentations démontrant
les effets positifs des molécules mises au point, les malades
se pressent de plus en plus nombreux auprès des deux chercheurs
pour bénéficier des précieux " médicaments
". Quand, en 1993, Norbert Duffaut
décède, Loïc Le Ribault - qui n'est pas docteur
en médecine mais docteur es-sciences -, continue à
soigner les malades et il lance en 1994 une molécule nouvelle
- c'est lui qui l'affirme - baptisée G5 (pour 5e génération).
> Prison ferme
Si le G5 et le DNR correspondent tous les deux à du silicium
organique, très précisément du méthylsilanetriol,
qu'est-ce qui les différencie l'un de l'autre ? Le DNR
est obtenu par opération physico-chimique, le G5, lui,
serait extrait des micro-organismes se développant autour
des grains de sable dont ils " digèrent " la
silice, la transformant en silicium organique. Surtout, contrairement
à son proche cousin, il est buvable (5), ce qui en augmente
considérablement les possibilités d'utilisation.
Le G5 rencontre un vif succès chez les malades, la presse
du Sud-Ouest s'en fait l'écho et augmente encore l'aura
de Loïc Le Ribault et le nombre de ses clients. Les Ordres
des médecins et des pharmaciens prennent ombrage de ce
scientifique qui empiète sur leur plate-bande et de sa
molécule miracle, ils portent plainte. Loïc Le Ribault
s'enfuit vers les Caraïbes, revient dans l'Hexagone où
il fait trois semaines de prison préventive. Placé
sous contrôle judiciaire, il sort de prison mais part à
Jersey puis en Irlande d'où il continue la commercialisation
du G5. Revenu en décembre 2003 en Suisse, il est extradé
vers la France, enfin traduit devant le tribunal correctionnel
de Bordeaux, et condamné. Ses torts : n'être ni médecin,
ni pharmacien ; avoir vanté publiquement les vertus thérapeutiques
de son produit ; avoir proposé des solutions buvables de
silicium organique, ce qui est interdit
en France
mais autorisé en Suisse, Espagne, Belgique. " Il fait
partie, considère le Dr F. Q., médecin homéopathe
aujourd'hui à la retraite, de ces francs-tireurs qui ne
sont pas dans la sacro-sainte ligne droite de la médecine
officielle. Pour ma part, j'ai souvent eu l'occasion de conseiller
du G5, particulièrement dans les problèmes de douleurs
liées à l'arthrose et les lésions de la peau
(eczéma, psoriasis
) avec des résultats souvent
très intéressants. Je ne dis pas que c'est la panacée,
d'ailleurs je ne connais rien qui soit la panacée, mais
généralement au bout de deux à trois semaines
de traitement il y a une nette amélioration de ces pathologies.
Surtout je trouve paradoxal qu'on n'inquiète pas les autres
distributeurs de silicium organique. "
> Luttes d'influence
> Où trouver le silicium organique
Pour
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Cécile Baudet
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