|
Possible en médecine
de ville
Sous la pression des associations de lutte
pour le droit à l'avortement et à la contraception,
le ministre de la Santé vient de signer l'arrêté
concernant l'IVG médicamenteuse. La loi datait de
juillet 2001
Les femmes pourront donc désormais
utiliser en médecine de ville la Mifégyne
(l'ancien RU 486), qui arrête la grossesse, suivie
deux jours plus tard de deux comprimés de Gymiso
favorisant l'expulsion. Celle-ci intervient entre 4 et 72
heures après. Cet acte nécessitera cinq consultations,
y compris un entretien psychosocial, chez un médecin
justifiant d'une expérience professionnelle et travaillant
en réseau avec un établissement de santé.
La dernière consultation est destinée à
vérifier que tout s'est bien passé. L'IVG
médicamenteuse, possible jusqu'à sept semaines
d'aménorrhée, concerne environ 50 000 femmes
en France. Elle permettra de mieux faire face aux difficultés
actuelles d'accès à l'IVG (manque de services
et de médecins) mais elle renvoie les femmes à
une certaine solitude, l'expulsion ayant lieu à la
maison. Un accompagnement des proches semble souhaitable.
Par ailleurs, l'acte IVG en milieu hospitalier est revalorisé
de plus 29 %, afin d'éviter l'abandon de cette pratique
jugée peu rentable.
> M. L
|