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Procès, usages de faux et référendum
Huit " faucheurs volontaires
d'OGM " étaient convoqués le 27 août
aux gendarmeries de Millau et Toulouse. On leur reproche
d'avoir détruit des plans de maïs OGM à
Menville, le 25 juillet dernier. Le leader altermondialiste
José Bové et Jean-Baptiste Libouban, membre
de la Communauté non-violente de l'Arche, se sont
rendus à la gendarmerie de Millau, accompagnés
de manifestants anti-OGM.
Selon la Confédération
Paysanne, 200 déclarations de personnes revendiquant
aussi leur participation au fauchage de Menville furent
déposées à cette occasion. À
Toulouse, mille manifestants ont accompagné Gilles
Lemaire , secrétaire général des Verts,
et trois autres faucheurs à la gendarmerie. 140 attestations
supplémentaires de personnes déclarant avoir
fauché à Menville y ont été
déposées. Le député Verts européen
Gilles Ornesta et Noël Mamère avaient été
entendus le 5 août par les gendarmes. Tous sont cités
à comparaître le 16 septembre devant le tribunal
de grande instance de Toulouse. Ils ne s'y présenteront
qu'avec les centaines d'autres militants anti-OGM revendiquant
le même sort.
Par ailleurs, 500 militants anti-OGM,
venus d'une vingtaine de départements, se sont rendus
à Solomiac le dimanche 5 septembre. Deux escadrons
de gardes mobiles les ont empêchés d'y arracher
les plants de maïs transgénique. Onze "
faucheurs ", dont José Bové, ont été
arrêtés puis relâchés. Bien qu'il
soit récidiviste et risque une forte peine, après
deux séjours en prison pour des actes similaires,
l'ancien porte-parole de la Confédération
paysanne persiste à appeler à la " désobéissance
civile ". Il réitère aussi sa demande
au gouvernement d'organiser un référendum
national sur les OGM.
>R. B
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