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De nombreux lecteurs nous alertent
sur les ruptures de stock du vaccin DTPolio® (diphtérie,
tétanos, polio) en pharmacie. Que se passe-t-il ?
" Les modalités des contrôles de sécurité
ayant changé, ce vaccin ne répond plus aux
normes et il faut de très nombreux mois pour changer
les techniques de fabrication ", explique Mme Bouvier,
responsable de la communication chez Aventis-Pasteur. Est-ce
vraiment la seule raison ?
Les ruptures de stock du laboratoire sont
chroniques depuis plusieurs années, comme nous l'expliquions
en mai dernier(1). La revue médicale Prescrire dénonçait
déjà en 2001 " la pénurie organisée
pour promouvoir des nouveautés plus chères
". En effet, les vaccins multiples qui, outre diphtérie-tétanos-polio,
vaccinent aussi contre d'autres maladies, coûtent
deux à trois fois plus cher. Le DTPolio® n'étant
actuellement plus fabriqué, la Direction générale
de la santé (DGS) autorise le Revaxis® en remplacement
pour les rappels.
" Une prime à l'incurie ! ", dénonce
Prescrire(2).
La vaccination contre la diphtérie, le tétanos
et la polio est pourtant obligatoire chez tous les nourrissons,
avec un rappel obligatoire un an plus tard, puis des rappels
recommandés. Que doivent faire les parents ?
- S'il s'agit des rappels chez les enfants de 6 ans, 11-13
ans : le Revaxis®, jusqu'ici réservé pour
les rappels chez les adultes, peut être utilisé.
Mais ce vaccin contient de l'hydroxyde d'aluminium, dont
nous avons montré qu'il est fortement suspecté
d'être à l'origine d'une nouvelle maladie,
la myofasciite à macrophages. Certes, les cas sont
très rares, mais ils existent. Sachant qu'à
ces âges, les rappels sont seulement recommandés,
les parents ont la possibilité de ne pas y soumettre
leur enfant.
- S'il s'agit des vaccinations obligatoires chez les nourrissons
(trois injections avant 18 mois et rappel un an plus tard)
: le Revaxis® n'est pas autorisé pour cet âge.
Les parents ne vont donc trouver en pharmacie que les vaccins
multiples utilisés aussi contre la coqueluche et
éventuellement contre l'haemophilus b et l'hépatite
B. Tous ces vaccins contiennent de l'hydroxyde d'aluminium.
Un dilemme se pose à ceux qui ne veulent vacciner
leurs enfants qu'avec les vaccins obligatoires et non contre
les autres maladies. Peuvent-ils refuser les vaccins multiples
?
- Oui, affirme la Ligue pour la liberté des vaccinations
qui lance une campagne en ce sens. Elle conseille aux parents
de demander à leur médecin une attestation
assurant que " l'enfant ne peut recevoir le vaccin
obligatoire, celui-ci n'étant pas disponible dans
les pharmacies en France, les autres vaccins ne répondant
pas au caractère légal de l'obligation vaccinale
"(3). Ce document est destiné notamment aux
directeurs de crèche ou d'école.
- Si leur médecin hésite à remplir
une telle attestation, les parents peuvent d'eux-mêmes
expliquer par écrit à la direction de l'établissement
qu'ils ne sont pas en mesure de faire vacciner leur enfant,
le vaccin n'étant provisoirement et officiellement
plus commercialisé.
- Autre solution : demander des vaccins séparés
: vaccin polio et vaccin diphtérie-tétanos.
" Nous pouvons fournir ces vaccins pour les enfants
ayant une contre-indication au vaccin contre la coqueluche
", assure Mme Bouvier. Le texte de la DGS précise
très exactement que ces vaccins séparés
seront mis " à disposition en tant que de besoin
". Autrement dit, sur demande du médecin, qui
n'a pas à donner la raison.
Après avoir fait les démarches ci-dessus,
tenez-nous au courant des résultats*, nous en ferons
écho dans le journal.
> R.P.
* Par courrier ou par e-mail à
rpluchet@alternative-sante.fr,
en précisant vos nom et adresse.
(1) Alternative Santé, mai 2004.
(2) Prescrire, septembre 2004.
(3) Un document sur cette action est disponible auprès
de la Ligue pour la liberté des vaccinations,
BP 816, 74016 Annecy cedex. Tél.: 04 50 10 12 09.
Internet : www.ctanet.fr/vaccination-information.
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