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Au nom de cinq familles, dont chacune a un membre
décédé suite à la vaccination contre
l'hépatite B (parmi lesquels deux enfants de 11 et 15 ans),
maître Gisèle Mor a porté plainte le 24 septembre
contre trois ministres de la Santé. Philippe Douste-Blazy,
Bernard Kouchner et Jean-François Mattei sont accusés
de " mise en danger de la vie d'autrui ", " non
assistance à personne en péril ", " publicité
trompeuse ou de nature à porter atteinte à la santé
publique ".
Si l'on en est arrivé là, c'est
que ceux qui s'estiment victimes du vaccin ne parviennent pas
à se faire entendre. Ils étaient en bonne santé,
le vaccin en a fait des malades à vie. Ils faisaient confiance
à la médecine, elle les a détruits. L'État,
les labos, la Sécu, les médecins, se liguent pour
marteler qu'il n'y a aucun lien entre leurs maux et la vaccination.
Pourquoi s'en prendre aux ministres ? Parce que,
depuis le début, tout a été fait pour que
le lien de causalité ne soit pas établi. Le suivi
épidémiologique qui aurait permis de vérifier
qu'il y avait des accidents post-vaccinaux n'a pas été
mis en place (voir notre enquête, pages 9 à 12).
Les ministres ne peuvent pas être d'éternels irresponsables,
même si, à l'évidence, leur intention n'est
pas de nuire ! Douste-Blazy s'est investi personnellement en 1994
dans la politique vaccinale maximaliste des labos. Kouchner a
- courageusement - suspendu la vaccination au collège,
en 1998, mais a relancé celle des nourrissons en 2000.
Mattei n'a rien fait. La volonté des plaignants n'est pas
d'en découdre avec eux, mais d'obtenir réparation
et de faire la transparence sur la façon dont s'est déroulée
cette campagne.
Leur déception est d'une intensité
que peu soupçonnent.
Les médecins n'ont aucune idée de la colère
ressentie par de nombreux patients. Je songe aux 3 000 victimes
du vaccin, réunies dans le Revabh(1), aux victimes de la
myofasciite (voir nos numéros 311 et suivants). Mais aussi
aux malades cancéreux qui ne supportent plus la façon
dont ils sont (mal)traités(2). Je songe à toutes
les personnes qui nous écrivent, que nous rencontrons sur
les salons et lors de nos conférences, et qui nous disent
leur " ras-le-bol " de l'outrecuidance médicale.
Aujourd'hui comme hier, un bon patient est un patient qui se tait.
Qu'il pose des questions, se documente, recherche des informations,
recourre aux alternatives et, aussitôt, le voilà
suspect.
Chers amis médecins, je m'étonne
que vous ne perceviez pas la colère qui gronde. L'attitude
de la grande majorité d'entre vous dans l'affaire de l'hépatite
B : silence et soumission aux thèses officielles, lézarde
votre notoriété. Vous avez dans votre clientèle
des patients, des amis, des proches, qui sont victimes du vaccin.
Nous en avons tous autour de nous, ne dites pas le contraire !
Et vous vous taisez. Qu'avez-vous fait de votre serment d'Hippocrate
?
Vous faites encore un peu illusion avec votre
blouse blanche. Mais pour combien de temps ? Car les temps changent.
De plus en plus, vos patients cherchent par eux-mêmes des
solutions, les officielles et les autres. Ils se moquent de vos
dogmes et de vos certitudes.
Ils surfent sur Internet, consultent les sites
et les associations, se font leur opinion, cherchent des alternatives,
comparent, réfléchissent, certains en savent bientôt
plus que vous et même, s'en sortent et retrouvent la santé
!
Hormis une minorité courageuse à
laquelle nous rendons hommage, on vous sent de moins en moins
proches de nous, de plus en plus agents de l'institution médicale.
Bernard Kouchner affirmait vouloir " mettre le patient au
centre du système de soins ". Il parlait d'expérience
car, trop souvent, les patients ne sont que la dernière
roue du brancard ! Dans le cas de l'hépatite B, vous vous
êtes montrés particulièrement " a-scientifiques
". Vous refusez de voir les effets secondaires qui dérangent
vos certitudes. La réalité, la vie, ne vous informent
plus. Réveillez-vous, docteurs, avant qu'il ne soit trop
tard !
1) Voir notre article " Dix ans de
mensonges ", pages 9 à 12.
2) Nous en parlerons dans notre prochain hors-série sur
le cancer, à paraître fin novembre.
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