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Alternative Santé, comprendre pour agir
 
NOVEMBRE 2004

 

 

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Un silence coupable

Editorial de Pierre DHOMBRE

Au nom de cinq familles, dont chacune a un membre décédé suite à la vaccination contre l'hépatite B (parmi lesquels deux enfants de 11 et 15 ans), maître Gisèle Mor a porté plainte le 24 septembre contre trois ministres de la Santé. Philippe Douste-Blazy, Bernard Kouchner et Jean-François Mattei sont accusés de " mise en danger de la vie d'autrui ", " non assistance à personne en péril ", " publicité trompeuse ou de nature à porter atteinte à la santé publique ".

Si l'on en est arrivé là, c'est que ceux qui s'estiment victimes du vaccin ne parviennent pas à se faire entendre. Ils étaient en bonne santé, le vaccin en a fait des malades à vie. Ils faisaient confiance à la médecine, elle les a détruits. L'État, les labos, la Sécu, les médecins, se liguent pour marteler qu'il n'y a aucun lien entre leurs maux et la vaccination.

Pourquoi s'en prendre aux ministres ? Parce que, depuis le début, tout a été fait pour que le lien de causalité ne soit pas établi. Le suivi épidémiologique qui aurait permis de vérifier qu'il y avait des accidents post-vaccinaux n'a pas été mis en place (voir notre enquête, pages 9 à 12). Les ministres ne peuvent pas être d'éternels irresponsables, même si, à l'évidence, leur intention n'est pas de nuire ! Douste-Blazy s'est investi personnellement en 1994 dans la politique vaccinale maximaliste des labos. Kouchner a - courageusement - suspendu la vaccination au collège, en 1998, mais a relancé celle des nourrissons en 2000. Mattei n'a rien fait. La volonté des plaignants n'est pas d'en découdre avec eux, mais d'obtenir réparation et de faire la transparence sur la façon dont s'est déroulée cette campagne.

Leur déception est d'une intensité que peu soupçonnent.
Les médecins n'ont aucune idée de la colère ressentie par de nombreux patients. Je songe aux 3 000 victimes du vaccin, réunies dans le Revabh(1), aux victimes de la myofasciite (voir nos numéros 311 et suivants). Mais aussi aux malades cancéreux qui ne supportent plus la façon dont ils sont (mal)traités(2). Je songe à toutes les personnes qui nous écrivent, que nous rencontrons sur les salons et lors de nos conférences, et qui nous disent leur " ras-le-bol " de l'outrecuidance médicale. Aujourd'hui comme hier, un bon patient est un patient qui se tait. Qu'il pose des questions, se documente, recherche des informations, recourre aux alternatives et, aussitôt, le voilà suspect.

Chers amis médecins, je m'étonne que vous ne perceviez pas la colère qui gronde. L'attitude de la grande majorité d'entre vous dans l'affaire de l'hépatite B : silence et soumission aux thèses officielles, lézarde votre notoriété. Vous avez dans votre clientèle des patients, des amis, des proches, qui sont victimes du vaccin. Nous en avons tous autour de nous, ne dites pas le contraire ! Et vous vous taisez. Qu'avez-vous fait de votre serment d'Hippocrate ?

Vous faites encore un peu illusion avec votre blouse blanche. Mais pour combien de temps ? Car les temps changent. De plus en plus, vos patients cherchent par eux-mêmes des solutions, les officielles et les autres. Ils se moquent de vos dogmes et de vos certitudes.

Ils surfent sur Internet, consultent les sites et les associations, se font leur opinion, cherchent des alternatives, comparent, réfléchissent, certains en savent bientôt plus que vous et même, s'en sortent et retrouvent la santé !

Hormis une minorité courageuse à laquelle nous rendons hommage, on vous sent de moins en moins proches de nous, de plus en plus agents de l'institution médicale. Bernard Kouchner affirmait vouloir " mettre le patient au centre du système de soins ". Il parlait d'expérience car, trop souvent, les patients ne sont que la dernière roue du brancard ! Dans le cas de l'hépatite B, vous vous êtes montrés particulièrement " a-scientifiques ". Vous refusez de voir les effets secondaires qui dérangent vos certitudes. La réalité, la vie, ne vous informent plus. Réveillez-vous, docteurs, avant qu'il ne soit trop tard !

1) Voir notre article " Dix ans de mensonges ", pages 9 à 12.
2) Nous en parlerons dans notre prochain hors-série sur le cancer, à paraître fin novembre.

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