GRIPPE AVIAIRE.

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Grippe aviaire

 

Comment se préparer au pire

Le virus de la grippe du poulet fait des ravages dans les élevages d'Asie du Sud-Est. Selon les experts, il peut, à tout moment, s'adapter à l'homme et provoquer une pandémie susceptible de tuer des dizaines, voire des centaines de millions de personnes. INFO ou INTOX ? Et si les experts ont raison, serons-nous prêts?

La planète est menacée. L'ennemi : un virus issu de la fusion entre le virus de la grippe décimant les poulets (grippe aviaire) et celui de la grippe qui affecte les hommes chaque hiver. Il peut frapper demain ou dans 6 mois, comme dans 5 ou 10 ans. Aucun être humain ne possède les anticorps pour s'en défendre ; aucun remède efficace à 100 % n'est immédiatement disponible. La mission des autorités sanitaires nationales et internationales : se préparer à le combattre dès son apparition. Pour mémoire, la " grippe espagnole " fit près de 40 millions de morts dans le monde entre 1917 et 1919 ; on ignore toujours pourquoi elle fut aussi virulente(1) !

Il ne s'agit pas du scénario catastrophe d'un film de série B, mais des prévisions très sérieuses de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Une pandémie de grippe se produit en moyenne tous les 27 ans. La dernière, la grippe de Hong-Kong, ayant eu lieu en 1968-1969, il y a 36 ans… le compte à rebours est enclenché. Depuis des mois, le Dr Klaus Stöhr, responsable du programme Grippe de l'OMS, tire la sonnette d'alarme. Pour lui, comme pour la majorité des experts, la question n'est plus de savoir si un tel fléau se produira, mais quand il aura lieu : " Le virus aviaire, à l'origine, depuis décembre 2003, d'une épizootie [épidémie chez les animaux, NDLR] sans précédent dans une dizaine de pays d'Asie du Sud-Est, possède un très fort potentiel pour fusionner avec un virus humain et déclencher une pandémie ", a-t-il confirmé à Alternative Santé.…

Des chiffres qui donnent la chair de poule

Concernant le nombre de décès possibles, en revanche, on est loin du consensus ! " 200 millions ", affirme un autre responsable de l'OMS, le Dr Shigeru Omi, directeur du Bureau régional du Pacifique occidental. " Au moins un million de morts ", rectifie Jean-Claude Manuguerra, responsable de la Cellule d'intervention biologique d'urgence (Cibu) de l'Institut Pasteur, à Paris. En réalité, personne n'en sait rien - ce qui n'est pas plus rassurant ! Le nombre de décès dus aux précédentes pandémies n'a pas encore pu être définitivement établi ; comment pourrait-on faire une estimation fiable de ceux dus à une pandémie potentielle non identifiée ?(2) L'OMS use - et abuse ? - de ces exagérations statistiques car, inquiète de l'impréparation de certains pays, elle espère, par une forte pression médiatique, les convaincre de débloquer des investissements d'autant plus nécessaires que la grippe aviaire pose dès à présent de sérieux problèmes !

100 millions de poulets morts de la grippe

Premièrement : les pays d'Asie de l'Est et du Sud-Est dans lesquels circule le virus aviaire ne parviennent pas à arrêter l'épizootie. Découverte en République de Corée le 12 décembre 2003, la souche H5N1 du virus de la grippe du poulet, très virulente et extrêmement contagieuse, a été ensuite signalée dans toute la région (Chine, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Laos, Indonésie, Malaisie Hong-Kong et Japon) avec une première vague, de décembre 2003 à février 2004, puis une seconde au printemps 2004. Que ce soit dans une batterie d'élevage intensif ou dans une petite ferme familiale, le virus tue quasiment 100 % des animaux infectés en 24 à 48 heures.
Depuis un an, plus de cent millions de poulets sont morts de la grippe aviaire ou ont été supprimés pour tenter de circonscrire la contagion. Coût économique provisoire de ce fléau : au moins 10 milliards de dollars.

Des structures sanitaires qui battent de l'aile

Selon le Dr Bernard Vallat, vétérinaire et président de l'Office international des épizooties (OIE, équivalent de l'OMS pour les animaux, lire encadré p. 13), ces pays ont réagi avec beaucoup de retard, laissant le temps au virus de se propager. Le manque de préparation, souligné par cet ancien professionnel de terrain, n'est pas seul en cause. En Thaïlande (4e exportateur de poulets en 2003), les intérêts économiques du pays dans l'agroalimentaire auraient également freiné, à ses débuts, l'action gouvernementale ainsi que la diffusion de l'information à l'intérieur comme à l'extérieur du pays(3). Aujourd'hui convaincus de la nécessité d'agir, les gouvernements se heurtent encore à de nombreuses difficultés : " Les services vétérinaires n'ont pas les moyens de faire appliquer des mesures très impopulaires (interdiction des mouvements de population, abattage des élevages infectés ou potentiellement contaminés…)", explique le Dr Vallat, qui ajoute : " Les paysans, sachant qu'ils vont être très mal indemnisés, sont tentés de ne pas déclarer leurs animaux malades. "

Deuxièmement : on sait, depuis 1997, que le virus H5N1 peut parfois se transmettre directement de l'animal à l'homme (cette année-là, une première épizootie avait provoqué 18 cas de transmission). De nature particulièrement instable (comme beaucoup de virus de la grippe), le H5N1 ne cesse d'évoluer, seul ou au contact d'autres virus grippaux et peut, soudain, prendre une forme très virulente et capable d'infecter d'autres espèces que les oiseaux. Entre janvier 2004 et janvier 2005, 63 personnes ont été infectées en Asie ; 45 sont décédées(4). Parmi elles, 13 cas, dont 12 mortels viennent d'être recensés en moins d'un mois au Vietnam, signe d'un nouveau renforcement du virus. Forte fièvre, toux, gorge irritée… Les symptômes sont les mêmes que ceux de la grippe classique, évoluant, pour les cas mortels, vers une infection pulmonaire qui provoque des troubles respiratoires sévères et foudroyants.

75 % de mortalité chez l'homme

Les trois-quarts des personnes infectées décèdent (contre " seulement " 50 % pour le virus de la grippe espagnole !), y compris des individus considérés " en bonne santé ", alors que la grippe classique tue principalement les populations " à risque ", en particulier les personnes âgées. La contamination ayant lieu par voie aérienne, ce sont surtout les personnes vivant ou travaillant auprès des oiseaux qui sont touchées. Éleveurs désinfectant une batterie industrielle, enfants jouant avec les poulets, vendeurs sur les marchés de volailles vivantes (très courants en Asie)… respirent au quotidien un air qui contient une forte concentration de virus, transportés par les oiseaux dont les plumes ont été souillées par les excréments d'animaux malades.

Un remède : le Tamiflu®

Le ministère français de la Santé n'a pas jugé nécessaire, pour l'instant, de restreindre les voyages vers l'Asie du Sud-Est. Une information au départ et au retour est cependant donnée dans les aéroports. Jean-Claude Manuguerra (Institut Pasteur) conseille, en outre, aux voyageurs qui se rendraient dans cette zone, de se faire prescrire avant le départ une boîte de Tamiflu® (Oseltamivir). Cet antiviral cher (près de 30 euros) et non remboursé, permet de réduire l'intensité et la durée de la grippe H5N1 s'il est pris dans les 24 à 48 heures après le début des symptômes. …

Une transmission interhumaine possible

Au-delà des quelques cas humains infectés par le virus du poulet, la véritable hantise des spécialistes, c'est que le virus puisse se transmettre d'homme à homme (sans passer par l'animal). Selon une récente étude menée par le Dr Kumnuan Ungchusak, épidémiologiste au ministère de la Santé thaïlandais(5), une telle transmission s'est déjà produite, une fois, parmi les cas survenus en Thaïlande en 2004. La mère et la tante d'une petite fille infectée, qui avaient soigné l'enfant à l'hôpital durant sa maladie, ont également contracté la grippe aviaire, alors que ni l'une ni l'autre n'avait été en contact avec des volailles infectées. Les deux femmes n'ayant pas, à leur tour, contaminé d'autres personnes, il ne s'agit pas là d'un début d'épidémie. " Pour que l'on puisse réellement parler de transmission interhumaine, il faudrait que chaque personne infectée transmette la maladie à au moins une autre personne, comme lors d'une réaction nucléaire en chaîne ", nuance Jean-Claude Manuguerra. " Mais plus le temps passe, plus le risque est grand que le H5N1 devienne suffisamment virulent pour cela ", conclut ce spécialiste connu pour sa pondération.

Le jeu de l'OIE

Face à la menace, l'entente entre l'OIE et l'OMS est, peut-être, cordiale, mais certainement pas optimale : les deux organisations ne parviennent pas à s'accorder sur une stratégie commune de lutte.
Tandis que l'OMS presse les États de mettre au point des plans de lutte contre une pandémie humaine, il serait plus efficace, selon l'OIE, de soutenir davantage la lutte contre l'épizootie. En prenant, par exemple, le temps de former, sur place, le plus grand nombre possible de paysans et de personnels des services vétérinaires. Estimant qu' " aucun élément scientifique ne permet aujourd'hui de prévoir la probabilité d'apparition de ce virus chez l'homme ", le Dr Vallat dénonce une application du principe de précaution qui coûte, à son avis, trop cher.

Le plan " Orsec-grippe "

En France, le plan " Orsec-grippe " recommandé par l'OMS est prêt. Rendu public en octobre 2004 par le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, il se décline dans le cadre d'un plan européen. Outre un système de surveillance renforcée du virus, il prévoit notamment de privilégier la prise en charge à domicile des malades, afin de ralentir la contagion. Et si la pandémie s'avérait aussi grave que l'annonce l'OMS, le plan suggère la réquisition des établissements hospitaliers pourvus de chambres d'isolement, la restriction des mouvements et rassemblements de population, une gestion administrative d'exception (un tiers de la population pourrait être, au mieux, clouée au lit, au pire, mourante !)...
Si vous tenez vraiment à vous faire peur, lisez ou relisez La Peste(6). Dans ce roman, Albert Camus dépeint en détail la vie quotidienne bouleversée d'une ville touchée par une épidémie.

Le vaccin à l'état de prototype

En termes de traitements, les décisions ne sont pas complètement arrêtées. Il est vrai qu'elles sont fort difficiles à prendre en raison de l'incertitude concernant la nature exacte que pourrait adopter ce virus pandémique et les risques de péremption des médicaments. La France possède déjà 800 000 doses d'oseltamivir (un antiviral), seule molécule efficace contre le H5N1 et prévoit d'en stocker 13 millions au total.

Quant au vaccin, bien évidemment, il n'en existe pas (sinon, on ne craindrait pas une pandémie). Deux laboratoires, Chiron (américain) et Sanofi-Pasteur (français), ont conçu des " prototypes " à partir de la souche animale H5N1. Tous les deux en sont à l'étape des essais sur l'homme, mais aucune dose ne sera disponible avant le printemps 2005. " Si la pandémie survenait maintenant, avec un dérivé du H5N1, ce vaccin serait efficace ", affirme Jean-Claude Manuguerra, avant de préciser : " Si elle éclate dans quelques mois ou années, il est possible que le virus ait beaucoup évolué. La même formulation pourra être conservée, mais il faudra substituer la nouvelle souche du virus à l'ancienne, ce qui retardera le lancement de la production du vaccin. " Le Dr Stöhr (OMS) avertit : " Dans tous les cas, il y aura une pénurie dans les premiers mois de la pandémie, parce que la production en masse du vaccin ne peut commencer avant son déclenchement. "

Aujourd'hui, seulement 300 millions de doses du vaccin contre la grippe classique sont produites chaque année. En cas de pandémie, les besoins s'élèveraient, selon l'OMS, à 6 à 8 milliards de doses. Mais, en novembre 2004, lors d'une rencontre informelle avec, entre autres, des responsables de l'OMS, l'industrie pharmaceutique a fait part de ses réticences à investir dans la fabrication d'un vaccin contre une maladie dont la survenue est aléatoire, tout comme, par conséquent, les profits que la vente pourrait lui rapporter. Soutenue par l'OMS, elle estime que la recherche est de la responsabilité des Etats. Après les États-Unis, et sans attendre un hypothétique accord européen, la France se lance : mercredi 16 février 2005, Philippe Douste-Blazy a annoncé, lors d'une intervention dans le cadre de travaux parlementaires sur le risque épidémique(7), qu'il venait de signer un appel d'offres pour la production immédiate de 2 millions de doses de vaccin prototype ainsi qu'une réservation de 20 millions de doses du vaccin contre une éventuelle souche pandémique. Denis Hoch, président de Sanofi-Pasteur, s'est réjoui de cette annonce qui " va pousser d'autres industriels à démarrer le développement de ce traitement "… Mais ensuite ?

Labos en campagne

L'Europe fournit 94 % des vaccins contre la grippe consommés dans les pays en voie de développement. Que se passera-t-il si elle ferme
ses frontières ? Même si les exportations restent possibles, les laboratoires, assurant prioritairement les commandes solvables des pays développés, ravitailleront-ils à moindre coût les pays en voie de développement, et notamment ceux d'Asie, concernés au premier chef par la maladie ? Rien n'est moins sûr. Denis Hoch, également président de l'Association européenne des vaccins, souhaiterait voir résolues rapidement ces questions de " distribution équitable ". Pour ses concurrents et lui, le problème n'est cependant pas humanitaire : il s'agit, avant tout, d'obtenir un prix homogène garanti sur toute la planète afin d'éviter une concurrence sauvage entre les fabricants et d'assurer pour tous une marge qui reste " attrayante ".

En attendant les labos ont trouvé un autre mode de " subvention détournée " : lancer une campagne massive de vaccination contre la grippe classique… Avec le soutien de l'OMS ! " Ce vaccin [contre la grippe classique, NDLR] est de toute façon sous-utilisé, justifie le Dr Stöhr. En France, 25 % seulement de la population est vaccinée. Une plus large utilisation de ce produit serait donc bénéfique et aurait par ailleurs, pour conséquence, d'augmenter la capacité des laboratoires à produire sur une grande échelle ce type de vaccin, en vue d'une pandémie. " En fait, chaque année, les laboratoires craignent de ne pas écouler leurs stocks de vaccins antigrippe (qui ne sera de toute façon pas utilisable l'année suivante). Ils voudraient profiter de la menace actuelle pour développer leur capacité de production…

Se vacciner ou pas ?

Mais " le vaccin contre la grippe classique n'a aucun effet contre le H5N1 ", assure Jean-Claude Manuguerra. Il ne fait d'ailleurs pas partie des recommandations données aux voyageurs se rendant en Asie. Efficace à 80 % seulement, il peut être utile pour protéger les personnes fragilisées contre une grippe classique mais n'est certainement pas nécessaire à la totalité de la population. D'autres gestes moins agressifs pour l'organisme existent pour renforcer son système immunitaire.

La grippe aviaire n'est finalement qu'un exemple parmi d'autres d'un problème de santé publique, national et international, cristallisant des enjeux financiers énormes, à la fois agroalimentaires et pharmaceutiques, autour d'une maladie fort redoutée. Le risque est réel. La préoccupation et la vigilance sont de mises.

Après avoir communiqué autour de l'annonce de son plan " pandémie de grippe ", la Direction générale de la santé ne souhaite plus, pour l'instant, faire de commentaires sur le sujet. L'information de la population (grâce à une campagne élaborée par l'Institut national de veille sanitaire) n'aura lieu qu'une fois l'épidémie déclenchée. Le ministre aurait-il peur d'affoler la population ? Pourtant, il a lui-même expliqué, toujours lors de son intervention du 16 février à l'Assemblée nationale, que la riposte à une épidémie doit se faire par l'éducation de la population, et avec un souci de transparence. Interrogé lui aussi par les parlementaires le 16 février, Jean-Claude Manuguerra a déclaré que " pour que le plan Grippe de la France soit vraiment utile, il faudrait qu'il perde son caractère Secret-Défense(8), afin que tous les citoyens puissent se familiariser avec son contenu avant que la crise ne se produise… notamment les généralistes qui seront en première ligne ".

Un citoyen informé et prêt vaut mieux qu'une poule mouillée… Surtout lorsque le calendrier chinois indique que nous sommes, depuis le 9 février, entrés dans l'année du Coq !

Nathalie Bergeron

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Renforcer son système immunitaire
Les hommes ne sont pas tous égaux face aux attaques virales. Lors d'une épidémie de grippe (classique ou pas), certains contractent la maladie, d'autres pas ; parmi ceux qui tombent malade, certains développent une pathologie sévère, d'autres pas. Tout dépend de la capacité de notre système immunitaire (notre " garde du corps ") à lutter contre le virus. Cette capacité varie selon les individus et, chez un même individu, selon les périodes de sa vie. L'immunologie, la science qui étudie le fonctionnement des défenses de l'organisme, ne sait pas encore expliquer complètement pourquoi.

On sait, en revanche, qu'il est possible " d'aider " le système immunitaire de deux façons :
- En le confrontant au virus avant toute épidémie (à très faibles doses en homéopathie, à des doses plus fortes avec la vaccination), on lui permet de développer des défenses appropriées. Mais, comme le virus de la grippe mute tous les ans, il faut recommencer l'opération chaque année. Pour éviter de " sur-stimuler " le système immunitaire en lui infligeant tous les ans un vaccin, la Dre Isabelle Autonne, médecin homéopathe, prescrit de l'Influenzinum, une dilution homéopathique ou, chez certains patients du sérum de yersin (obtenu à partir du bacille du même nom, responsable de la peste), qui protège aussi contre d'autres virus respiratoires.
- En renforçant le système immunitaire, il est possible de compenser certaines de ses faiblesses. Les conseils de la Dre Autonne, en période d'épidémie ou bien si l'on se sent faible : prendre des tisanes de thym (plutôt le matin car c'est un excitant), de la vitamine C, du shiitaké (un champignon de la pharmacopée traditionnelle chinoise, vendu généralement en gélules) et du cuivre ou du manganèse-cuivre en oligothérapie. Il est également important de surveiller son équilibre alimentaire (voir article p. 36) ainsi que son hygiène de vie et d'éviter, enfin, de trop se couvrir.
N. V.

à savoir
L'OMS des animaux

Organisation intergouvernementale créée en 1924 à l'initiative de la France, l'Office international des épizooties (OIE), dénommé aujourd'hui Organisation mondiale de la santé animale, compte 167 pays membres. Il centralise les informations relatives aux maladies animales et formule des recommandations pour aider les autorités sanitaires vétérinaires, en particulier dans les pays en voie de développement,
à les combattre.
Les 7 et 8 avril, la grippe aviaire sera l'objet d'une conférence internationale organisée conjointement par l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'OIE au siège de ce dernier, à Paris, avec la collaboration de l'OMS. N. V.

Organisation mondiale de la santé animale (OIE),
12, rue de Prony, 75017 Paris, tél. : 01 44 15 18 88,
site Internet : www.oie.int

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