En Europe, 36% des malades atteints de cancer
ont recours aux médecines complémentaires et alternatives.
C'est ce que révèle un article paru dans Annals
of Oncology (1).
Invité de nos Deuxièmes Rencontres,
son auteur, le Dr Alexander Molassiotis, a bien voulu répondre
à nos questions (pages 11-12).
Jusqu'à quand la médecine officielle
française et son bras " armé ", le conseil
de l'ordre, camperont-ils sur des positions archaïques et
poursuivront-ils ceux qui prescrivent des médecines non-conventionnelles
? Jusqu'à quand méprisera-t-on à ce point
le patient, en le privant du libre accès aux thérapies
complémentaires et en refusant d'entendre ses demandes
? Jusqu'où ira la négation des faits : la complémentarité
efficace des médecines ?
On dénonce à loisir les aveuglements
des siècles passés et l'obscurantisme. Mais qui
ne voit que nous sommes - aujourd'hui - en plein Moyen Âge
de la pensée ? Que le dogme s'impose contre les faits !
Que la conception uniquement biomédicale de la maladie
est une impasse, et qu'à ne traiter que les symptômes
on se prive du plus puissant des acteurs : le malade ?
La médecine classique oublie que dans
le processus de guérison, l'idée que le malade se
fait de l'efficacité des soins (classiques ET complémentaires)
et sa foi en leur action sont aussi importants que les molécules
chimiques en uvre. Mieux : l'attitude psychique du malade
et sa confiance en potentialisent les effets.
Nous ne prétendons pas que les médecines complémentaires
(et alternatives) peuvent remplacer les chimiothérapies
et les radiothérapies. Mais en priver le patient relève
d'un aveuglement coupable : nous possédons en nous des
ressources inexplorées de vitalité dont les médecines
complémentaires sont aussi les vecteurs.
L'obscurantisme en col blanc n'est même pas ébranlé
par les impasses de 40 ans de recherches officielles sans découvertes
thérapeutiques notoires. On meurt toujours du cancer.
Par ailleurs, ce n'est pas parce que les ressources humaines,
psychiques, spirituelles, relationnelles, alternatives varient
en fonction des individus - et donc ne sont pas généralisables
à la différence des effets physicochimiques - qu'il
faut les écarter.
Les patients, eux, l'ont bien compris qui multiplient les approches.
Sans en parler à leur médecin dont ils redoutent
le scepticisme et l'ironie !
Dans ce grand combat pour la survie, le médecin devrait
avoir la modestie de se mettre au service de son patient. De l'inscrire
dans une dynamique positive. N'est-ce pas la base même du
serment d'Hippocrate ? Or, trop souvent, c'est tout le contraire
qui arrive : on vous assène brutalement le verdict de la
maladie, assorti parfois d'une échéance funèbre
Puis on plie le malade aux protocoles.
" Et pourtant, les médecines complémentaires,
ça marche ! ", constatent quantité de patients.
Sans donner de faux espoirs, on ne réfléchira
jamais assez au nombre significatif de tous ceux qui étaient
" condamnés " par la médecine officielle
et statisticienne et qui ont déjoué les pronostics.
Des miracles ? Non ! Mais la conjugaison de la volonté,
de la foi, de l'attachement à la vie
avec l'action
de remèdes ne possédant pas d'autorisation de mise
sur le marché, mais dotés d'efficacité contre
la maladie ou contre les effets secondaires des traitements classiques.
Parmi les ressources alternatives innovantes et étonnantes
: le karaté (lire page 17). Alliance efficace de l'approche
d'un cancérologue " classique ", mais éclairé,
et d'un champion d'Europe d'arts martiaux, pour aider les patients
dans leur combat.
L'homme est un tout, même si les nécessités
scientifiques imposent de l'analyser pièce par pièce
! C'est à la redécouverte de cette globalité
que nous invite toute maladie, et le cancer en particulier. Que
les médecins soient source d'espoir, et qu'ils mettent
au service des malades leurs modestes - mais réelles -
capacités, dans le plus grand respect des individus, c'est
tout ce que nous leur demandons.
(1) Février 2005.
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