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Douche froide pour les victimes
La Cour de justice de la République
a rejeté le 25 mars, la plainte déposée
contre l'actuel ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy,
et
ses prédécesseurs, Bernard Kouchner et Jean-François
Mattéi par les familles de cinq personnes décédées
après vaccination contre l'hépatite B. Elle
estime que les accusations (mise en danger de la personne,
publicité trompeuse) ne sont pas fondées et
que rien " ne permet d'établir [
] un lien
de causalité scientifiquement démontré
". En décembre 2003, le Tribunal de grande instance
du Mans avait condamné le laboratoire Aventis-Pasteur
à indemniser Patrick Beaulaton, ancien brancardier,
ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui en invalidité
partielle, pour une sclérose en plaques consécutive
à la vaccination contre l'hépatite B. Mais
la Cour d'appel d'Angers vient d'infirmer cette décision
: " Il n'y a pas de probabilité suffisante pour
que le lien de causalité [
] soit retenu ".
Pourtant le jugement reconnaît que plusieurs expertises,
dont une officielle, " estiment que les poussées
de
sa maladie sont dues à la vaccination contre l'hépatite
B ".
Ces expertises ont permis à Patrick Beaulaton d'être
reconnu en accident du travail à cause de la vaccination
et indemnisé par la Direction générale
de la santé. Le double langage du ministère
et de l'Afssaps concernant l'étude d'Hernan (1) a
sûrement pesé lourd dans la décision
de la Cour d'appel. À l'inverse, la Chambre sociale
de la Cour de cassation a confirmé la reconnaissance
en accident du travail de
G. G., ancien étudiant en chirurgie
dentaire atteint d'hépatite auto-immune après
vaccination. Le tribunal administratif de Melun a par ailleurs
reconnu l'accident du travail de Mme Didier, employée
dans une école maternelle, victime d'une myofasciite
à macrophages après vaccination hépatite
B et a condamné l'Etat à l'indemniser dans
le cadre des procédures de vaccinations obligatoires.
R. B.
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