|
Première précaution à prendre : l'armoire à pharmacie doit être inaccessible aux enfants (haut placé et fermé à clef). Elle sera disposée dans un endroit sec et facile d'accès en cas d'urgence.
Commencer par la compartimenter en trois secteurs : celui réservé aux médicaments prescrits (réserve de traitements en cours et « restes » d'affections précédentes) en les conservant dans leurs boîtes, avec la notice d'utilisation ; celui destiné aux produits achetés sans ordonnance pour soigner les problèmes courants : douleurs, fièvre, rhume, mal de gorge, diarrhée, vomissements, coups de soleils, contusions, difficultés passagères de sommeil. ; et le troisième pour ranger les produits de première urgence : bandage, désinfectant (antiseptique), compresses stériles, pince à épiler, coton, sparadrap, ciseaux, sans oublier le fameux thermomètre .
Avant de procéder à ce rangement, un impératif : trier, pour ne garder que les remèdes n'ayant pas dépassé la date de péremption et ceux correspondant aux maux courants ou aux pathologies des membres de la famille. Se débarrasser de l'anti-hypertenseur de l'arrière-tante et du collyre qui ne se conserve pas !
Quelques incontournables
. Contre les douleurs et la fièvre, du paracétamol (1) (sous forme de Dafalgan®, Doliprane®, Efferalgan® ou de générique) plutôt que de l'aspirine, de l'ibupofrène et du kétophène.
. Contre les maux de ventre, du Spasfon®, pour traiter les spasmes douloureux d'origine digestive. Mais prudence, un mal peut en cacher un autre. « Presque toutes les maladies qui ont leur siège entre le cou et les organes génitaux, est-il précisé dans le Vidal de l'Automédication, peuvent provoquer des douleurs abdominales. » Diarrhée, repas trop copieux, constipation, hernie inguinale, appendicite, infarctus du myocarde, règles douloureuses et problèmes gynécologiques. Autant de raisons d'avoir mal. Si la diète (d'au moins quelques heures), une bouillotte sur le ventre, une tisane de millefeuille, d'artichaut ou de thym n'entraînent aucune amélioration, mieux vaut consulter.
. Contre le rhume, du paracétamol, du sérum physiologique ou des essences de plantes (niaouli et eucalyptus) à utiliser en inhalation.
. Pour soigner les plaies, de l'eau oxygénée ; pour les nettoyer, quand leurs bords ne sont pas francs, de la bétadine.
Les indispensables des médecines complémentaires
1. L'arnica (en granules ou en teinture-mère) pour soigner les bleus (même à l'âme) et les bosses.
2. Le calendula en teinture-mère pour désinfecter les plaies.
3. La vitamine C pour tous les épisodes infectieux et les fatigues passagères, qui se mariera sans problème avec du magnésium (sous forme, par exemple, de chlorure).
4. Des doses d'Oscillococcinum® en prévision des épisodes grippaux.
5. Des oligoéléments, dont du cuivre en cas d'infection.
6. Pour dormir, de l'Euphytose®, à moins de choisir dans les tisanes ou les teintures-mères de passiflore, de valériane, ou de mélisse (voir Alternative santé n° 326 d'octobre 2005).
7. Pour mieux digérer, des extraits d'artichaut, boldo, fumeterre, pissenlit, ou des tisanes d'anis étoilé, romarin ou thym.
8. De l'argile, utile en particulier en cataplasme contre les douleurs articulaires. .
Et l'homéopathie ?
Bien qu'il s'agisse d'une médecine dite globale, s'attachant à soigner à partir du terrain du malade et de la manière dont il développe une pathologie, certains remèdes, plus généralistes et symptomatiques, méritent de figurer dans l'armoire familiale : Belladonna pour traiter la fièvre, Nux vomica ou Ipeca pour soigner les nausées et vomissements, Urtica urens, remède des urticaires, China contre les saignements de nez, Arnica pour les ecchymoses, Histaminum en cas d'allergie et de rhinite, et Apis mellifica en cas de piqûres.
(1) Ne pas dépasser la dose de 3 g par jour chez un adulte.
|