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Enquête sur les effets secondaires
« Si depuis un siècle, on avait tenu des registres rigoureux des effets secondaires des vaccinations, le palmarès de la vaccinologie ne serait pas le même »,
affirme le DrKris Gaublomme de Hasselt en Belgique flamande. Le 21 novembre dernier, il présentait à Bruxelles, avec cinq autres représentants de l’European forum for vaccine vigilance (EFVV, Forum européen de vigilance vaccinale) (2), les résultats d’une enquête menée pendant six ans. L’EFVV, qui est un réseau d’associations, de médecins et de thérapeutes de neuf pays européens, a fait circuler
un questionnaire détaillé concernant les accidents post-vaccinaux. Il présentait l’analyse de 1 200 dossiers d’effets secondaires en provenance de six pays (France, Belgique, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Allemagne). Cinq catégories de pathologies ont été répertoriées : troubles neurologiques, allergiques, infections, maladies auto-immunes, cancers. Les 3/4 des réactions post-vaccinales observées se sont produites dans les premières heures qui ont suivi l’injection et jusqu’à deux mois après. 34 décès ont été signalés.
L’étude du EFVV « ne prétend pas avoir une valeur statistique ou épidémiologique au sens strict », mais attirer l’attention sur les difficultés rencontrées par les victimes à faire reconnaître la cause de leurs troubles. Principaux vaccins incriminés : diphtérie-tétanos-coqueluche-polio-haemophilus, hépatite B, grippe, rougeole-oreillons-rubéole. Lorsqu’il s’agit de vaccins combinés (DTCPH, ROR), il n’est pas possible de dire si le problème est lié à un seul d’entre eux ou à plusieurs. L’EFVV, qui a adressé les résultats de son enquête au Parlement européen et au Conseil européens des ministres, réclame un système indépendant de vaccinovigilance pour enregistrer les accidents, l’indemnisation des victimes, une information des patients sur les risques des vaccins, le respect des contre-indications et la suppression des obligations vaccinales.
R. P.
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