Épidémie de chikungunya
Chikungunya signifie en Swahili « celui qui marche courbé », référence aux souffrances endurées par les personnes infectées qui, les articulations endolories, ont du mal à se redresser.
Identifié pour la première fois en 1953 en Ouganda, le chikungunya sévit depuis longtemps dans les pays de l’Est africain et provoque classiquement chez les personnes infectées forte fièvre, éruption cutanée, raideurs douloureuses des articulations, maux de tête. Son apparition dans un département français, au niveau de vie « occidental », est préoccupante. D’une part, l’affection virale s’y présente sous des formes atypiques graves : des cas de méningo-encéphalites ont été pour la première fois enregistrés, le décès d’un enfant de 10 ans, survenu le 13 janvier dernier, lui serait imputable et 29 certificats de décès mentionnent le virus comme cause associée à la mort. D’autre part, elle montre les défaillances de notre système sanitaire. Transmis par un moustique, l’Aedes albopictus, le virus a déjà touché plus de 7 % de la population de l’île, provoquant une véritable asphyxie des cabinets médicaux et des services hospitaliers. Profitant de conditions climatiques favorables, l’épidémie se propage depuis février 2005 de façon incontrôlée, désorganisant tous les services de l’île et menaçant la saison touristique !
C. B.
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