|
4e Forum mondial
Près de 20 000 personnes ont participé au 4e Forum mondial de l’eau qui s’est déroulé à Mexico du 16 au
22 mars dernier. 20 % des habitants de la planète, près d’un milliard, n’ont pas accès à une eau potable et près du double ne bénéficient pas d’un système d’assainissement des eaux usées. L’accès à l’eau est devenu un enjeu crucial et de très nombreux conflits dans le monde en dépendent. Mais le problème n’est pas seulement celui de la quantité d’eau, c’est aussi de plus en plus, celui de
sa qualité. Partout, l’eau est polluée plus ou moins gravement par les activités humaines, les déchets, l’agriculture, l’industrie. L’eau souillée est la première cause de maladies infectieuses ou parasitaires. Le Forum avait choisi l’objectif, louable, de donner la priorité aux actions locales pour l’amélioration de la gestion de l’eau. Dans une Déclaration finale, les délégations ministérielles de 140 pays ont réaffirmé leur engagement à faire de l’eau un enjeu prioritaire du développement et à y consacrer les ressources nécessaires.
Une déclaration qui risque hélas de rester dans bien des cas à l’état de vœux pieux. L’eau est la proie d’enjeux privés considérables et les directives de la Banque mondiale vont dans le sens des lobbys. De leur côté, les ONG (organisations non gouvernementales) de 40 pays qui organisaient un Forum international de défense de l’eau ont rappelé que celle-ci est « un bien commun et que son accès est un droit humain fondamental et inaliénable ». « L’eau n’est pas un produit » clament ces organisations qui s’opposent à sa marchandisation et à une privatisation des systèmes de contrôles et de gestion de cette ressource et réclament son exclusion des accords de l’OMC (Organisation mondiale du commerce).
R. P.
|