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Risques accrus de cancers et de leucémies
Les études se succèdent, indiquant un lien entre pathologies cancéreuses et pesticides. L’une, de l’Institut national des statistiques et de la recherche médicale (Inserm), conclut que les enfants ayant été exposés in utero ou quand ils étaient petits à des pesticides domestiques développent deux fois plus de leucémies que les autres. Produits incriminés : les shampoings antipoux, les antimoustiques et les insecticides contre les insectes rampants. L’autre enquête, menée par Isabelle Baldi de l’université Victor Segalen-Bordeaux II, concerne les agriculteurs et viticulteurs. Conclusion : un risque de tumeur multiplié par 2,6 pour les personnes exposées. S’il est impossible d’identifier la ou les molécules cancérigènes en cause, il est nécessaire de poursuivre les études et de prendre des mesures de précaution : éviter le recours à ce type de produits quand cela est possible, port de masque et de gants par les agriculteurs lors des épandages, modification des méthodes d’utilisation des phytosanitaires.
Coïncidence alarmante, la Commission européenne publiait, fin mai 2006, des données sur la contamination des aliments végétaux par des résidus de pesticides : 47 % des échantillons de fruits et légumes circulant dans la Communauté contenaient la présence d’un ou de plusieurs pesticides. À des taux, se défendaient les toxicologues, bien inférieurs aux doses admissibles. Mais la multiplicité des sources toxiques, jointe à l’exposition sur le long terme, devient de plus en plus inquiétante. Et le plan du gouvernement français présenté fin juin, visant à réduire les risques liés à l’usage des pesticides, ne semble pas à la hauteur des enjeux de santé publique.
C. B.
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