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Les 3es Rencontres d’Alternative Santé

 

Alors que la vaccination contre l’hépatite B a été relancée avec force il y a quelques mois, il est nécessaire de parler au grand jour de ce que les pouvoirs publics et les labos tentent de minimiser : les effets secondaires des vaccins et les droits des patients.

 

 

Après le succès des 1res et 2es Rencontres d’Alternative Santé, consacrées à la surmédication (1) en 2004 et à Cancer et médecines complémentaires (2) en 2005, la 3e édition de ces Rencontres a pour ambition de porter à la connaissance d’un large public tout ce que l’on veut lui cacher sur les vaccinations. Le thème choisi est un sujet tabou : les effets indésirables ainsi que les accidents causés par les vaccins et leur surveillance (vaccinovigilance). Quand cette question arrive (rarement) à percer dans les médias, elle est vite submergée par la propagande des laboratoires, et de médecins et experts trop souvent inféodés à ces derniers. Nous en avons parlé à de nombreuses reprises depuis la création de notre journal, il y a bientôt vingt-neuf ans, et en particulier dans notre Guide des vaccinations (3). Notre réflexion s’appuie sur le travail de médecins et de chercheurs indépendants, d’associations de patients, de malades ou de victimes, et des lecteurs qui nous soutiennent et parfois nous apportent leurs témoignages. Vous êtes donc invités à venir nombreux à ces débats, qui seront nourris par des intervenants de qualité (voir programme ci-contre).

« Il est malséant de parler des accidents post-vaccinaux, remarquait déjà, il y a trente ans, le Dr Pradal, l’un des fondateurs de notre journal dans son livre Les grands médicaments. Pour la première fois, un pharmacologue osait dire aux médecins que les vaccins n’avaient pas que des avantages et cela lui a été vivement reproché. Après 200 ans de dénégations, il est reconnu aujourd’hui que le premier vaccin utilisé, l’antivariolique, était particulièrement dangereux et son éventuelle réutilisation, envisagée dans le cas d’une lutte contre le bioterrorisme, est jugée fort problématique(4). Mais en dehors de ce cas, les effets secondaires des autres vaccins continuent à être minimisés. Certes, le vaccin contre l’hépatite B fait l’objet d’une controverse publique, mais tout est fait en haut lieu pour minimiser l’affaire et laisser croire que rien n’est prouvé (5). Nous ferons le point sur ce sujet lors de ces Rencontres avec des chercheurs indépendants et des victimes.

Vaccin contre la rougeole et autisme
Nous parlerons aussi du vaccin contre la rougeole, hautement suspecté d’être à l’origine de nombreux cas d’autisme. Deux facteurs très différents pourraient être en cause. Le mercure, utilisé comme conservateur dans les vaccins (retiré depuis 2000 des vaccins de l’enfance). C’est la thèse de Robert Kennedy, avocat écologiste réputé aux États-Unis (6). Mais la souche vaccinale elle-même est aussi accusée, comme l’ont montré des chercheurs britanniques. Leurs travaux, méconnus en France, ont entraîné une chute des vaccinations au Royaume-Uni et une controverse qui n’est pas sans rappeler celle du vaccin anti-hépatite B chez nous. L’un d’eux, le Dr Shattock, nous présentera ces recherches. Il nous précisera que la thèse des effets négatifs de la souche vaccinale n’est pas contradictoire avec celle du mercure.

Tous les vaccins présentent des risques d’effets secondaires plus ou moins graves. Les troubles neurologiques après un vaccin contre la coqueluche, par exemple, sont admis, mais minimisés en France (7), alors qu’ils ont soulevé des polémiques considérables au Royaume-Uni et dans plusieurs pays.

Même ceux qui sont considérés comme les mieux tolérés (rougeole-oreillons-rubéole, diphtérie, tétanos, polio, grippe, fièvre jaune, etc.) peuvent entraîner des effets secondaires parfois graves. Des patients, des médecins ont relevé depuis longtemps des accidents, comme nous l’avons montré dans notre Guide des vaccinations. Mais tant qu’il n’y avait pas de système de pharmacovigilance digne de ce nom, ces accidents ont été très peu recensés, c’est le cas aujourd’hui encore en raison de leur sous-notification et du trop faible nombre d’études sur ce sujet. Bientôt, les patients devraient pouvoir déclarer eux-mêmes les effets indésirables des médicaments (dont les vaccins) dont ils seraient victimes, comme nous l’annoncions dans notre précédent numéro (Alternative Santé, juillet-août 2006). Mais il est tout à fait déplorable qu’il n’y ait pas de système de vaccinovigilance, c’est-à-dire de surveillance spécifique aux vaccins.
En 1964, la France a été l’un des premiers pays à instituer une procédure d’indemnisation des accidents post- vaccinaux, mais uniquement dans le cas d’une vaccination obligatoire. Mal connue, elle a été très peu utilisée : 51 demandes d’indemnisations entre 1980 et 1998 dont 37 acceptées. Dans le même temps, au Royaume-Uni, 80 fois plus de demandes ont été déposées (4012) et ont été 24 fois plus acceptées (890). Aux États-Unis, le National Vaccine Information Center, association créée par des parents d’enfants victimes du vaccin contre la coqueluche (8), est à l’origine d’une loi qui a institué, en 1986, un fonds d’indemnisation. L’État a établi, vaccin par vaccin, une liste des lésions indemnisables, jugée très insuffisante par cette association, mais qui est révisable et inclut des vaccins considérés comme quasi-inoffensifs en France.

100 victimes indemnisées, 3000 recensées
Une centaine de victimes du vaccin anti-hépatite B ont bénéficié depuis dix ans de l’indemnisation amiable, ce qui est peu par rapport aux 3000 victimes recensées par les associations. Quant aux victimes des autres vaccins, on ne sait rien, la Commission d’indemnisation ayant travaillé dans la confidentialité la plus totale sans jamais publier de rapport (les chiffres ci-dessus nous ont été communiqués oralement en 1999). Cette commission a cessé ses travaux depuis le 1er janvier 2006, ses fonctions étant reprises par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (9). Désormais, les personnes accidentées après une vaccination non obligatoire pourront aussi être indemnisées, si l’accident est survenu après septembre 2001. Quels seront les critères d’expertise retenus ? Ne fallait-il pas garder là aussi un système spécifique pour la vaccination ? Toutes ces questions seront abordées lors de nos Rencontres. •
          

Régis Pluchet

(1) Les 1res Rencontres, Alternative Santé n° 309, mars 2004.
(2) Les 2es Rencontres : une réussite, Alternative Santé n° 323, juin 2005.
(3) Guide des vaccinations, hors-série n° 20 (voir le bon de commande au milieu du journal).
(4) Voir Alternative Santé n° 299, avril 2003.
(5) Voir notamment Alternative Santé n°316 novembre 2004 et n°331, mars 2006.
(6) Robert Kennedy junior est le fils de Robert Kennedy, homme politique assassiné en 1968, cinq ans après son frère le président John Kennedy.
(7) Les vaccins utilisés depuis quelques années entraînent moins de troubles neurologiques.
(8) National Vaccine Information Center : www.909shot.com.
(9) Oniam, 6, avenue du Général-de-Gaulle, 93175 Bagnolet cedex. Tél. : 0810 51 51 51 ;
www.oniam.fr.

 

notre programme Vaccinovigilance et effets secondaires

Mercredi 27 septembre 2006,
de 16 h à 21 h 30.
Mairie du IIIe arrondissement de Paris, rue Eugène-Spuller
(square du Temple). M° Temple, République ou Arts et métiers.
Chaque table-ronde est suivie d'un débat.

16 h - 1re table-ronde : Effets secondaires de certains vaccins.
1. Aluminium des vaccins et myofasciite à macrophages.
Pr Patrick Chérin (Groupe d'études et de recherches sur
les maladies musculaires dysimmunitaires et acquises. Hôpital La Salpêtrière, Paris).
2. Effets secondaires du vaccin hépatite B.
Dr Dominique Le Houezec, conseiller médical du Revahb (Réseau vaccin anti-hépatite B).
3. Vaccin ROR et certains cas d'autisme.
Dr Paul Shattock (Unité de recherches sur l’autisme, Université de Sunderland, Royaume-Uni).
18 h - 2e table-ronde : Droits des patients et des victimes.
1. Difficultés et droits des victimes des vaccins : le cas des victimes du vaccin contre l’hépatite B.
Armelle Jeanpert, présidente du Revahb.
2. Droit des usagers concernant les vaccinations recommandées et celles obligatoires. Me Thierry Fenoy, avocat.
3. Enquête européenne réalisée auprès de 1 000 victimes d'effets secondaires des vaccins par l'EFVV (Forum européen de vigilance vaccinale). Analyse et propositions.
Dr Jean Pilette (Belgique).
20 h -  Conclusion : Comment organiser la vaccinovigilance.

 

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