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La vérité sur les conséquences des essais nucléaires
Une nouvelle bombe sanitaire française a éclaté cet été. Un chercheur de l’Inserm a annoncé qu’il allait publier une étude démontrant un lien de causalité entre les essais nucléaires et l’augmentation des cancers de la thyroïde en Polynésie depuis vingt ans. Etude qui vient en confirmer d’autres réalisées en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Une Commission d’enquête, créée par l’Assemblée de la Polynésie française, a publié en janvier dernier un rapport dévoilant des documents « secrets » prouvant les mensonges du Ministère de la défense, qui nie, depuis quarante ans, que les retombées des essais nucléaires aient affecté ce territoire .« Comment s’étonner qu’en Polynésie, nous ayons un taux de cancers de la thyroïde parmi les plus élevés au monde et que certaines leucémies, comme la leucémie myéloïde, y soient en nombre quatre fois plus important que dans le reste du monde ? », dénonce Mme Unutea Hirshon, présidente de la Commission. Ce rapport réclame un suivi sanitaire des anciens travailleurs du centre d’essais de Moruroa et des populations des environs, ainsi que des enquêtes sur les effets de la radioactivité sur l’ensemble de la Polynésie. De son côté, l’Aven attend un suivi sanitaire des anciens personnels métropolitains (des dizaines de milliers de civils et militaires) et une indemnisation pour les effets des radiations sur leur santé. Le ministère de la Défense devrait rendre son propre rapport en octobre.
Transparence ou poudre aux yeux ?
R. P.
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