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3e vague de déremboursement
Fin janvier 2007, la prise en charge de 41 médicaments, tous à prescription obligatoire, passera de 35 à 15 %, avec interdiction pour les Complémentaires santé de compenser cette baisse de remboursement. Il s’agit d’anti-diarrhéiques, de produits utilisés en ORL, en pneumologie et en infectiologie, qui possèdent des équivalents thérapeutiques dont le SMR (Service médical rendu) a été jugé, lui, satisfaisant par la Haute autorité de santé. Rappelons que le SMR, contrairement à ce qu’il sous-entend, n’évalue pas l’efficacité clinique du produit, mais se prononce sur la rigueur du dossier scientifique fourni par le laboratoire. Autrement dit, s’il y manque des études, autrefois non exigées, mais désormais obligatoires, le médicament est considéré comme ayant un SMR insuffisant. Cette décision fait suite aux deux précédentes vagues de déremboursement de 2003 et 2006. Au total, 82 puis 156 produits avaient été totalement déremboursés et 62 veinotoniques pris en charge à 15 % au lieu de 35 % (1er février 2006). Gain de ces opérations pour l’Assurance maladie ?
« En l’absence d’études solides sur d’éventuels reports de prescription sur d’autres produits [plus chers], on ne dispose pas d’éléments concluants », reconnaît le ministre de la Santé Xavier Bertrand. Les patients connaissent, eux, l’effort qui leur est demandé. Selon une enquête de 60 millions de consommateurs (octobre 2006), le déremboursement d’un médicament fait bondir son prix, qui devient alors libre, les augmentations atteignant parfois 300 % !
Prend-on le problème par le bon bout ?
C. B
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