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Comment on étouffe une affaire
Le 22 octobre, le ministre israélien de la Santé annonce la suspension du Vaxigrip® de Sanofi-Pasteur, après quatre décès. « Rien n’indique que ces décès soient liés au vaccin », déclare-t-on aussitôt en France. 24 heures plus tard, le ministre israélien lève la suspension, assurant que les tests effectués par les experts de son pays et ceux de Sanofi excluent un lien de cause à effet.
Or, il faut plusieurs jours,
si ce n’est quelques mois
pour obtenir les résultats de tests sérieux et vérifier, par exemple, s’il n’y a pas une contamination virale. Dans l’attente, le principe de précaution aurait dû jouer. Seulement l’affaire est survenue au moment où démarrait en France comme en Israël et dans le monde entier, la campagne annuelle de vaccination contre la grippe. Déjà
la Belgique, puis Taïwan avaient suspendu la vente de ce vaccin. Il fallait faire vite, si l’on voulait que le mouvement ne fasse pas tache d’huile. Une fois de plus, les autorités de santé ont préféré la logique des fabricants plutôt qu’une véritable vaccinovigilance.
R. P.
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