Suite de procès
Le 27 février 2007, Martine Gardénal était de nouveau convoquée devant le conseil national de l’ordre des médecins, afin de se voir définir les modalités de sa condamnation : six mois d’interdiction d’exercice, dont trois avec sursis. Motif de la sanction, n’avoir « pas tenté, avec la conviction et la fermeté qui s’imposaient, de convaincre une patiente de suivre les traitements adaptés à son état et conformes aux données acquises de la science ».
Situation véritablement surréaliste, le motif de cette décision est en contradiction avec la loi Kouchner de mars 2002 qui reconnaît aux malades le droit de refuser un traitement ! Saisi par la Dre Martine Gardénal, le Conseil d’État n’a pas accédé à la demande d’annulation de la sanction, « considérant qu’aucun de ses moyens n’est de nature à permettre l’admission de la requête de Mme Gardénal ». Autrement dit, le Conseil d’État ne peut interférer dans les décisions du conseil de l’ordre, qu’importe si celles-ci sont conformes ou non à la loi. Cette situation est grave, elle porte atteinte au libre choix thérapeutique des malades et interdit aux médecins sérieux et compétents de proposer des alternatives à leurs patients. Pour preuve, un autre médecin, la Dre Marylène de Marmande, est, elle aussi, condamnée à un an d’interdiction d’exercice pour avoir fait réaliser à l’une de ses patientes un bilan biocybernétique basé sur la biorésonance, une méthode qui tient compte de l’état vibratoire des sujets.
C. B.
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