Fin de l’obligation du BCG
La vaccination obligatoire de tous les enfants de moins de 6 ans par le BCG vient d’être supprimée. « Ce n’est pas un abandon, mais une optimisation de la stratégie vaccinale », assurait le 11 juillet dernier Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, en annonçant cette mesure, après des années de tergiversations qui avaient vu une levée des boucliers des pédiatres et des parents contre ce vaccin. Celui-ci restera « fortement recommandé » aux enfants appartenant à des groupes à risque, notamment ceux originaires de pays à fort taux de tuberculose ou habitant en Guyane et en Ile-de-France, les deux régions actuellement les plus touchées par cette maladie. Mais la vaccination ne sera plus exigible pour ces derniers, pas plus que pour les enfants à l’entrée en crèche ou à l’école. Soulignant un paradoxe : « Les cas les plus exposés échappaient aux mailles de la politique vaccinale », la ministre annonçait également le lancement d’un Programme national de lutte contre la tuberculose dans lequel le BCG n’est qu’un élément secondaire.
Elle reconnaissait par ailleurs les effets secondaires observés depuis le changement de la formule du vaccin, tout en les minimisant, ce qui risque de mécontenter les parents concernés. Dès son premier numéro, L’Impatient (ancien nom d’Alternative Santé), s’appuyant sur les avis de nombreux experts, soulignait les méfaits du BCG. Il aura fallu trente ans pour obtenir sa suppression.
R. P.
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