Il y avait urgence
Une campagne nationale de sensibilisation et d’information sur la contraception débute en septembre. La dernière remonte à 2001… En France, environ 200 000 IVG sont pratiquées chaque année et 40 % des femmes en subiront une au cours de leur vie. Or, 97 % de celles qui y ont recouru utilisaient une méthode de contraception. Ces échecs sont dus à la « monoculture médicale » de la pilule et au peu d’intérêt porté aux conditions de vie des femmes. Dans notre pays, ce sont les médecins qui informent et conseillent sur le sujet. Or, fécondité et contraception n’ont droit, au mieux, qu’à deux heures dans le cursus d’enseignement des médecins généralistes.
« Il existe une grande
différence entre l’efficacité théorique d’une méthode et son application dans la vie quotidienne », souligne Nathalie Bajos, chercheure à l’Inserm. Elle s’étonne par ailleurs « qu’il n’y ait encore que deux heures d’information sur la sexualité prévue en classe de troisième ! ». Enfin, elle souhaite « une approche globale d’éducation à la sexualité la
resituant dans des enjeux de plaisir et de respect avant d’aborder les questions de contraception et d’IVG ».
M. L.
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