Entre concertation et contestation
En présentant les modalités d’organisation du Grenelle de l’environnement, le 6 juillet, Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Écologie, annonçait que six groupes de travail préparatoire avaient été mis en place, en concertation avec les associations. Une consultation du grand public et des acteurs locaux sera organisée entre la mi-septembre et la mi-octobre, suivie du « Grenelle » fin octobre. L’initiative a le soutien de la quasi-totalité des organisations de protection de l’environnement, notamment celles qui sont regroupées au sein de l’Alliance pour la planète. Toutefois, beaucoup contestent la méthode employée et les options prises.
Le choix des membres des groupes de travail comme la rapidité de la consultation, suscitent la controverse. L’agriculture a failli disparaître des thématiques. La discussion sur les OGM ou sur le nucléaire risque d’avoir la portion congrue. Dénonçant le refus du gouvernement d’abroger le décret autorisant la construction du réacteur nucléaire EPR, le Réseau pour sortir du nucléaire a décidé de boycotter cette manifestation. De son côté, l’association Agir pour l’environnement annonce la tenue d’un « Grenelle citoyen », en parallèle aux réunions officielles.
R. P.
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