Faut-il vraiment vacciner ?
Une intense campagne publicitaire, relayée par la presse parentale ou féminine, Internet, et bien des médecins et pharmaciens claironnera bientôt ce slogan : « Stop au pneumocoque : dès deux mois, un vaccin pour tous. » Début septembre, à l’occasion de l’inscription du vaccin anti-pneumocoque au calendrier officiel (lire p. 13), un quarteron d’experts en pédiatrie et en microbiologie lançait l’affaire en dramatisant les risques. Mais ils oubliaient de dire que leur cri d’alarme n’était en rien celui des pouvoirs publics, mais celui du laboratoire Wyeth, fabricant du seul vaccin, le Prevenar®. S’il est vrai que les infections à pneumocoques peuvent être graves, elles sont rares, 6000 par an en France, dont 200 responsables de méningites, alors que la majorité des enfants sont porteurs du microbe sans être malades. Faut-il vraiment vacciner 700 000 enfants pour éviter un aussi petit nombre de cas ? Que penser de la crédibilité de ces experts qui se sont abstenus de parler des effets secondaires de leur remède : fièvre, vomissements, diarrhée, perte d’appétit, troubles du sommeil, irritabilité, le plus fréquemment et, dans des cas rares, asthme ou convulsions ?
R. P
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