Les plantes médicinales en quête de liberté
Seules 34 plantes médicinales peuvent être vendues en dehors des pharmacies, dans les boutiques de plantes, les magasins de produits bio ou les rayons spécialisés des supermarchés. À l’heure où le public se passionne pour la phytothérapie, c’est bien maigre, même si 110 autres plantes à usage condimentaire ou culinaire (telles le thym ou le romarin) viennent s’ajoute à la liste. Profitant du développement du marché des compléments alimentaires, de nombreuses plantes sont vendues sous ce statut, lui-même encore mal défini, ce qui entraîne régulièrement des interdictions. Pour remédier à cette situation, l’Afssaps et l’Afssa devaient publier une nouvelle liste de plantes en vente libre qui aurait porté leur nombre à environ 150 et, simultanément, le statut des compléments alimentaires à base de plantes aurait été précisé comme nous l’expliquions, il y a déjà deux ans. Mais depuis rien n’a été décidé. Pour en finir avec cette situation kafkaïenne, le syndicat Simples, un regroupement de producteurs de plantes médicinales bio lance « Populus », une enquête citoyenne qui vise à faire reconnaître la liberté de recourir aux plantes médicinales. Un questionnaire très fouillé est à remplir. Il demande depuis quand et sous quelles formes vous utilisez des plantes médicinales, si vous les récoltez vous-mêmes, si vous vous adressez à des médecins ou à des professionnels des médecines alternatives, et les sources d’informations (livres, magazines, médias), auxquelles vous vous référez.
R. P.
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