Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Parce
quils nont jamais réussi à " soigner " le
mal de dos " commun ", les médecins acceptent (non sans
peine !), de mettre en place une démarche thérapeutique collective.
La restriction
des soins, est-elle pour mon bien ou pour celui des caisses de
la Sécurité sociale ?
En France,
selon une étude de 1994, la pathologie lombaire serait responsable
de 9 % des consultations médicales, de 7 % des arrêts de travail,
de 2,5 % des prescriptions médicamenteuses et de 30 % des prescriptions
de rééducation. Dans le seul secteur libéral, le coût médical
direct est estimé à 9 milliards de francs par an, et, selon une
étude du Credes (1), la fréquence des lombalgies
a triplé entre 1982 et 1992.
Malgré ces
dépenses liées en grande partie à léchec thérapeutique des
traitements, aucune évaluation satisfaisante de ceux-ci na
jamais été effectuée. Or, il semblerait quune partie du
corps médical, poussée par les contraintes économiques, consente
enfin à adopter une démarche thérapeutique collective.
Désormais,
lorsque vous irez consulter votre praticien pour votre "
banal " mal de dos, il vous annoncera que vous avez neuf
chances sur dix de guérir en quelques jours, mais Mais que
le risque de récidive est malheureusement important. Puis, il
vous expliquera quil est inutile de faire des radios parce
que des études ont montré que cela ne servait pas à grand-chose
en première intention. Tant mieux, si cela vous permet déviter
le calvaire du lombalgique dautrefois, obligé de transporter
des " tonnes " de clichés inutiles à chaque consultation.
Ce médecin poursuivra en vous annonçant quil va vous falloir
reprendre vos activités le plus rapidement possible. Certes, pendant
la crise aiguë, vous aurez droit à un peu de repos, mais cela
ne doit pas durer, ce nest pas bon pour vous. Il vous dispensera
des conseils dhygiène : faire attention au port des charges
lourdes et à la station assise prolongée. Mais il se sentira obligé
de vous préciser que lefficacité de telles recommandations
na jamais été testée. Il vous parlera ensuite de lergonomie
(laménagement et lorganisation des lieux et procédures
de travail ), de plus en plus à la mode mais là non plus
sans quaucun essai sérieux ait démontré quelle permettait
de réduire lincidence des lombalgies !
Certes, poursuivra-t-il,
il y a bien aussi ces écoles du dos (enseignement collectif dans
les entreprises ou en milieu scolaire sur lanatomie de la
colonne vertébrale et les facteurs de risque de douleurs lombaires),
mais, il ny croit pas trop non plus. Car sil accepte
(enfin) de suivre des recommandations thérapeutiques évaluées,
la prévention nest vraiment pas son " truc ".
Enfin, il
ne vous prescrira plus ces 10 à 20 séances de massage-kinésithérapie
dont vous auriez bien eu envie, car la RMO (2),
du 12 juillet 1998, stipule : " Il ny a pas lieu dans
la lombalgie aiguë de prescrire des séances de rééducation fonctionnelle.
" Par contre, la nature reprenant le dessus, il continuera
de vous donner des anti-inflammatoires et autres médicaments.
Et voilà,
le tour est joué, ce mal de dos expression de votre mal
de vivre ? qui pouvait vous permettre un peu de repos,
un arrêt maladie et dagréables séances de massage, non seulement,
va continuer à vous rendre la vie difficile, mais encore ne vous
procurera plus aucun bénéfice secondaire ! Il faut certes se réjouir
de cette en prise en charge raisonnée, destinée à discipliner
la pratique médicale, mais en période déconomie subsiste
toujours un léger doute : ces restrictions, sont-elles pour mon
bien ou pour celui des caisses de la Sécurité sociale ? Ne soyez
pas inquiets, les alternatives sont nombreuses (voir page 52 à
64). De plus, certaines améliorations dépendent de vous, notamment
au niveau de votre hygiène de vie : mieux manger, avoir une activité
physique. On le sait bien, ici comme ailleurs, mieux vaut prévenir
que guérir.