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Hernie discale

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Physiopathologie
orange2.gif (1014 octets) La colonne vertébrale
orange2.gif (1014 octets) La vertèbre
orange2.gif (1014 octets) Le disque
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orange2.gif (1014 octets) Démarche concertée
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Dans 95% des cas, la sciatique d’origine discale sera soignée par un simple traitement médical.

 


 

Lorsque le disque vertébral est fragilisé, si une poussée un peu forte s’exerce sur lui, le noyau peut se déchirer et faire saillie en arrière dans le canal rachidien : c’est la hernie discale.

Elle est à l’origine de la sciatique, des névralgies cervico-brachiales et de la cruralgie. En cas de sciatique, la douleur prend naissance dans la région lombaire et irradie dans la jambe le long du nerf sciatique, parfois jusqu’au pied avec des fourmillements. La douleur des névralgies va du cou à la main et celle de la cruralgie se localise dans l’aine, en avant de la cuisse et parfois jusqu’au genou.

La sciatique dite commune est due à une hernie discale comprimant le nerf sciatique. La douleur peut être brutale, lors d’un effort par exemple, mais elle a souvent été précédée d’une douleur lombaire diffuse. Elle est calmée par le repos et varie selon les individus. Certains signes permettent de confirmer le diagnostic, notamment si la douleur est accentuée par la toux ou un éternuement. Chez les sujets âgés, il existe un type de sciatique particulier, dû à un rétrécissement du canal lombaire, suite à une arthrose.La sciatique se guérit dans la plupart des cas par le repos et un traitement médical adapté à chacun.

Pour certains praticiens, la radiographie est inutile en première instance et ne devient nécessaire que si la douleur persiste après deux semaines de traitement médical. Cette radiographie ne permettra d’ailleurs pas de visualiser la hernie discale, mais elle permettra d’éliminer des causes plus graves, tumorale ou infectieuse. Scanner et IRM sont déconseillés. Une étude menée par le Pr Simon, à Montpellier, avait en effet montré l’absence de parallélisme entre des images du scanner et l’évolution clinique de la hernie discale. Certains malades sans hernie souffraient encore et d’autres avec hernie ne souffraient plus. Des praticiens de plus en plus nombreux s’accordent à considérer que visualiser la hernie n’est bon ni pour le patient qui se " voit " malade, ni pour le médecin qui a tout de suite envie d’opérer !Le repos immédiat et absolu est le premier remède à privilégier avant tout autre type d’intervention. Bien qu’aucune étude n’ait démontré le bénéfice du repos au lit, il est raisonnable de s’y plier, au minimum dans la phase aiguë, les deux ou trois premiers jours.

Les antalgiques, en particulier le paracétamol, soulagent mais on peut intervenir aussi avec d’autres anti-douleurs. À propos du recours aux anti-inflammatoires, toujours la même réserve : ils doivent être prescrits de manière bien ciblée, et sur deux à trois jours seulement. Après la crise, lors de la reprise des activités, le port d’un lombostat (corset rigide, fabriqué aujourd’hui à l’aide de résines aérées) donne de bons résultats (voir article Orthèses, page 49). Cette sorte de corset assure un grand confort au patient. Il immobilise la région lombaire pendant quelques semaines et empêche aussi les mauvaises postures. Dans le cas où les contraintes professionnelles sont importantes, il est vivement recommandé. De même, le port d’un collier cervical, pour le cou. C’est seulement lorsqu’une sciatique résiste au traitement médical que des examens plus poussés s’imposent : le scanner, voire l’IRM qui peut permettre de visualiser une lésion passée inaperçue au scanner.

La chimionucléolyse et les techniques chirurgicales.
La chimionucléolyse consiste à injecter dans le disque malade une enzyme extraite de la papaye (fruit tropical). Ce produit digère en quelque sorte la hernie. Cette méthode a connu un grand succès, mais l’effet de mode semble passé. D’une part le risque d’allergie au produit existe, d’autre part le pincement discal qui s’installe ensuite peut se révéler douloureux. La chirurgie consiste à supprimer la hernie pour libérer le nerf. Cette chirurgie est loin d’être toujours couronnée de succès, d’où, après de grands engouements, une plus grande prudence de la part des praticiens.

Lors d’une enquête sur la hernie discale, en 1991, Alternative santé - l’Impatient avait rencontré dans un service spécialisé, à Toulouse, le Pr Merlet, lequel conseillait déjà vivement d’attendre au moins trois mois avant d’envisager une intervention chirurgicale. L’intervention rapide n’est à envisager que dans deux cas très précis : la sciatique avec compression, qui peut entraîner une incontinence et une perte de sensibilité des organes génitaux, et la sciatique paralysante avec paralysie du pied.

   Martine Laganier impatient@medecines-douces.com

 

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 Visualiser la hernie n’est bon ni pour le patient, qui se " voit " malade,
ni pour le médecin, qui a tout de suite envie d’opérer !

 

 

 

 

 

 
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