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Le mal de dos

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Physiopathologie
orange2.gif (1014 octets) La colonne vertébrale
orange2.gif (1014 octets) La vertèbre
orange2.gif (1014 octets) Le disque
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orange2.gif (1014 octets) Démarche concertée
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Physiopathologie

Ça se passe dans notre dos...

 

 


 

L’empilement des vertèbres ne tiendrait pas sans les muscles et les ligaments qui le supportent, d’où la complexité de ce " dos " que nous sentons… mais que nous ne voyons pas !

La colonne vertébraleLa colonne vertébrale (encore dénommée rachis) a trois fonctions essentielles : elle soutient le haut du corps, assure la mobilité du tronc et protège la moelle épinière.

Elle est composée de 24 vertèbres mobiles séparées chacune par un disque qui sert d’amortisseur et de joint souple. Elle repose sur un socle fixe, le sacrum et le coccyx, dont les vertèbres sont soudées. Elle est divisée en trois segments : le cervical pour le cou (7 cervicales), le dorsal pour le haut et le milieu du dos (12 dorsales dites aussi thoraciques) et le lombaire pour la région mal nommée des reins (5 lombaires). Cette division est à l’origine de la dénomination des vertèbres, C1 (première cervicale) ou L1 (première lombaire) par exemple, mais aussi des noms des trois grandes catégories de mal de dos : cervicalgies, dorsalgies et lombalgies.

Vue de face, la colonne est bien droite. Pourtant, elle comporte des courbures naturelles, visibles de profil, les lordoses cervicale et lombaire et la cyphose dorsale.

 

vertebre.gif (10694 octets)La vertèbre est un os composé de deux parties : le corps vertébral et l’arc vertébral. Le corps, en avant, supporte les pressions et l’arc, en arrière, comporte un canal dans lequel passe la moelle épinière. Les racines nerveuses qui vont constituer les nerfs commandant nos muscles et notre sensibilité sortent sur les côtés. L’arc vertébral porte les apophyses qui non seulement permettent le lien des vertèbres entre elles mais encore servent à l’attache des ligaments et des muscles du dos, assurant le maintien et la mobilisation de l’ensemble. Selon le Dr Jean-Pierre Valat, rhumatologue à Tours, " bon nombre de douleurs du dos sont probablement dues à des dérèglements du jeu musculaire et à des souffrances musculaires, plus qu’à des défauts de la colonne vertébrale. Le dos est une structure très richement innervée. Cette dernière a un prix : les dérèglements douloureux sont fréquents et durables, car l’harmonie de tous ces éléments est difficile à rétablir ".

Le disque intervertébral, souple, est composé d’un anneau fibreux périphérique, extensible, qui renferme un noyau gélatineux ovoïde, le nucleus pulposus. Celui-ci, comparable à une poche d’eau, compressible mais indéformable, se déplace au gré de nos mouvements. Cette structure est fragile.

" Avec le temps, explique le Dr Jean-Pierre Valat, ce noyau a tendance à se dessécher et donc à moins bien répartir les forces qui s’exercent sur lui, à diminuer de hauteur ; l’espace intervertébral se pince – à ne pas confondre avec le tassement vertébral. Dès lors, les fibres concentriques de l’anneau, moins bien maintenues par la tension du noyau et soumises à des contraintes en compression, ont tendance à se fissurer. Dans certaines circonstances, efforts violents par exemple, des fragments du noyau peuvent s’introduire dans ces fissures, éventuellement venir faire saillie en dehors de l’anneau : c’est l’hernie discale " (voir article page 30).La détérioration du disque entrave son rôle d’amortisseur. Pour faire face, l’os se densifie et peut développer des excroissances osseuses (ostéophytes, dits becs de perroquet) qui sont le signe de l’arthrose vertébrale. Cette dernière est très fréquente, pratiquement présente sur toutes les radios des plus de 50 ans mais n’est pas obligatoirement douloureuse.

Martine Laganier impatient@medecines-douces.com

 

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Une plainte courante

Le mal de dos est une plainte courante. Dans un sondage récent, auprès d’une population adulte de 18 à 65 ans, 64 % des personnes interrogées se plaignent d’avoir eu mal au dos au cours du dernier mois. Ce mal, qualifié de " commun " par les spécialistes, est d’un diagnostic difficile, à la différence des maux de dos visibles à l’imagerie médicale : l’arthrose vertébrale, les fractures et les tassements de la colonne vertébrale (ostéoporose).

 

 

 

 

 

 
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