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Toutes les chances de son côté

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Il y a des milliers de cancers qu’on pourrait éviter. Leur survenue relève de mauvais choix économiques, de la désinformation, de l’absence de prévention.500 000 victimes de l’amiante sont annoncées pour les trente années à venir en Europe. Par intérêt, par négligence, on a laissé faire. Les ouvriers, les techniciens et leurs familles en paient la note. Les responsables sont les chefs d’entreprise, les autorités sanitaires, les médecins du travail. Ils ne sont nullement inquiétés.Un degré supplémentaire dans le mépris est franchi avec le refus de reconnaître certaines maladies comme maladies professionnelles. 4 000 cancers professionnels de toute origine sont dénombrés chaque année, seulement 120 sont reconnus par l’assurance maladie. Experts, médecins conseils de la Sécurité sociale nient la réalité. Aux souffrances physiques s’ajoute le déni social. Qui s’en émeut ? Il y a des cancers qui relèvent de l’incitation meurtrière. Tabac, alcool. Chaque année : 25 000 nouveaux cancers du poumon, sans parler des autres. Inciter les jeunes à fumer ou à boire, revenir sur la loi Evin qui limitait la publicité signent les incohérences de notre société, le laisser-faire des politiques, leur démission ou leur collusion.

On laisse les lobbies viticoles et tabagiques hypothéquer l’argent de la Sécu, alors qu’on chipote pour le remboursement d’une couronne dentaire et d’une paire de lunettes. On livre la santé des jeunes aux publicitaires. Alors que le seul slogan qui vaille à propos de l’alcool serait que, de la bière à la mise en bière, il n’y a qu’un pas vite franchi au bal du samedi soir . Il y a des dépistages qu’on ne réalise pas. Ils permettraient de prendre le cancer à ses débuts, au moment où les chances de le guérir sont plus grandes. 90 % des femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus n’ont jamais effectué de frottis. Et on supprime actuellement la profession de gynécologue-médecin. On pourrait agir sur de très nombreux leviers pour réduire la fréquence du cancer. Il y a les chercheurs qui voudraient nous faire croire qu’ils maîtrisent leur sujet. Alors que le taux de mortalité globalement croît. Ont-ils opté pour les bonnes stratégies? Des découvertes fondamentales ont été réalisées, mais les outils de diagnostic pour repérer au plus tôt la maladie et la traiter avec succès n’ont pas suivi. Ils font entrer les patients dans des protocoles. Se soucient-ils suffisamment de leur parole, de ce qu’ils pourraient leur apporter dans l’orientation de leurs recherches ? Combien de cancéreux se plaignent du peu d’attention dont ils font l’objet.Il y a aussi la part des faiblesses héréditaires, des prédispositions, des chocs psychologiques…

Et la malignité d’une maladie qui déjoue depuis si longtemps toutes les stratégies de soins. Mais le cancer est peut-être d’abord une maladie de société, au sens très profond du terme. À cause de la pollution, de l’environnement, de nos choix et de notre mode de vie qui en font le lit. À cause de toutes les démissions que nous venons d’évoquer. Un immense combat est à mener.Une fois apparue, comment affronter la maladie ? Ce hors-série aborde un grand éventail de possibilités. Sans exclusion. Fidèle à notre ligne, nous présentons les solutions classiques, les soins officiels qui ont fait leurs preuves. Et les pratiques complémentaires qui peuvent être précieuses pour ajouter aux premières une efficacité accrue.On guérit un cancer sur deux. Certains même, spontanément, évoluent positivement. Les possibilités de guérison, ce n’est pas seulement pour les autres. Nous sommes partis des questions des malades, de leurs proches, des soignants. Pour y répondre avec objectivité.Je pense que vous apprécierez le ton de ce travail, l’équilibre de notre propos, la sérénité de notre regard. Une manière pour nous d’accompagner tous ceux qui sont concernés. Et d’aider chacun à mettre toutes les chances de son côté.

Pierre Dhombre

 

 

 

 

 

 
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