Alternative
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Le
frottis du col de lutérus est un test de dépistage des lésions
précancéreuses et cancéreuses.
Le
frottis
est un examen simple, indolore et peu coûteux. Face à toutes les
polémiques le concernant, lAnaes, Agence nationale daccréditation
et dévaluation en santé (159, rue Nationale, 75640 Paris
cedex 13. Tél. : 01 42 16 73 73), vient de publier des recommandations
pour sa pratique clinique et en particulier la conduite à tenir
en cas de frottis anormal du col de lutérus.
Deux
techniques de frottis
Après la pose
dun spéculum, le médecin, à laide dune spatule,
prélève des cellules en plusieurs endroits du col, lieu privilégié
de développement des cancers. Les prélèvements sont envoyés par
les soins de la cliente au laboratoire avec lequel travaille le
médecin, accompagnées des renseignements dusage : nom de
la patiente, date de naissance, date du prélèvement, contraception
utilisée, date des dernières règles et motif de lexamen.
Le frottis doit être effectué à distance des rapports sexuels,
en dehors des périodes menstruelles et de traitements locaux et
éventuellement, pour la femme ménopausée, après un traitement
strogénique. Le toucher vaginal ne sera réalisé quaprès.
Attention au choix du praticien : les deux tiers des mauvais frottis
(faux positifs) sont dus à un mauvais prélèvement.
Les
résultats
Les résultats
doivent être donnés désormais en utilisant le système Bethesda
: lésions de bas grade à haut grade. Grade I : la prolifération
des cellules est limitée au premier tiers de lépithélium
(CINI) ; grade II (CINII) : elle ne dépasse pas les deux tiers
; grade III (CINIII) : tout lépithélium est atteint mais
la membrane basale est encore intacte (on range le carcinome in
situ dans cette catégorie, la classification 1-2-3-4-5 de Papanicolaou
étant devenue obsolète). En présence dun frottis anormal
de grade I, le médecin propose à la patiente une colposcopie (examen
à la loupe binoculaire), ou bien un autre frottis six mois plus
tard, car certains grades I peuvent correspondre à des lésions
plus graves. À ce moment-là, si la lésion persiste, une colposcopie
est impérative. Par contre, en cas de lésion de haut grade, la
colposcopie est prescrite demblée, en général accompagnée
dune biopsie et suivie, selon les cas, de traitements. Les
colposcopistes compétents ne sont pas très nombreux ; en cas de
frottis suspect, sadresser le plus rapidement possible à
un centre anticancéreux.
Mortelle
gabegie
En France,
il nexiste toujours pas de dépistage organisé du cancer
du col de lutérus. Il est toujours spontané (à la demande
individuelle des femmes). Six millions de frottis sont réalisés
chaque année, un chiffre largement suffisant pour couvrir toute
la population si le frottis était distribué de façon rationnelle.
Mais, comme lexpliquent les spécialistes, plus particulièrement
les médecins hospitaliers, ce ne sont pas les « bonnes » catégories
de femmes qui sont surveillées. Certaines sont « surfrottisées
» et dautres jamais. Résultat une tragique et absurde gabegie
: 90 % des femmes ayant un cancer nont jamais eu de frottis
Le dépistage doit passer par les médecins, y compris les généralistes.
Cela permettrait datteindre les femmes de plus de 50 ans
et celles des milieux défavorisés.La récente polémique sur le
rythme des frottis (tous les ans ou tous les trois ans) na
pas vraiment fait avancer le débat. En fait, le rythme triennal
(tous les trois ans) après deux frottis normaux à deux années
de distance, est parfaitement adapté si le dépistage est organisé.
Dans les pays scandinaves, où le dépistage est correctement mis
en place par les pouvoirs publics, ce cancer est en voie de disparition