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Interview
Pr Daniel Dargent

 

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vivre le cancer
bvert1.gif (123 octets) la vie en face
bvert1.gif (123 octets) gérer sa maladie
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cancers féminins
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bvert1.gif (301 octets) cancers de l'utérus
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bvert1.gif (301 octets) à surveiller de près
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bvert1.gif (301 octets) Pr Dargent...
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enfants
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hommes

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prévention
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traitements
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bvert1.gif (301 octets) Dr L. Schwartz
 

 

 

 

«Le dépistage est un problème politique»

Gynécologue accoucheur, responsable de l’unité de chirurgie gynécologique de l’hôpital Edouard Herriot à Lyon. Il travaille depuis de nombreuses années à la mise en place d’une subspécialité de gynécologie oncologique.

 


ALTERNATIVE SANTÉ - L’Impatient : Comment se présente la situation des cancers féminins (sein, utérus, ovaires) en France ?

Les cancers du sein et de l’ovaire sont de véritables problèmes de santé publique et leur nombre augmente. Mais, le nombre de cancers du col baisse régulièrement ; et cela depuis un siècle, avant même la mise en place du dépistage, sans que l’on sache vraiment pourquoi. Cette baisse est d’autant plus paradoxale que les mœurs ont plutôt évolué dans le sens d’une vie sexuelle plus active, ce qui est l’un des principaux facteurs de risque… Le cancer du col, sauf une forme à croissance rapide, est dépisté à un stade plus précoce qu’autrefois avec de bons pronostics de guérison. Quant au cancer du corps utérin, il est stable et sa curabilité est bonne.

Quel est le rôle de l’induction d’ovulation, associée aux techniques de procréation médicalement assistée, dans l’apparition du cancer des ovaires ?

Il est logique de penser que cette technique, qui multiplie les ovulations, induit un risque plus grand de cancers de l’ovaire. Il y a donc un grand doute, mais cela est surveillé de très près.

En France, environ 2 000 femmes meurent chaque année du cancer du col. Où en le dépistage ?

La mise en place du dépistage du cancer du col n’est pas un problème médical mais un problème politique. Il existe des expériences régionales, comme en Isère ; seulement, les contraintes bureaucratiques sont telles, avec des dossiers à remplir et à renvoyer pour chaque patiente, que de nombreux médecins se découragent. Cela va se mettre en place.

Peut-on dire que le cancer du col est une MST (maladie sexuellement transmissible) et pourquoi ne conseille-t-on pas aux femmes d’utiliser le préservatif comme moyen de prévention ?

Oui, le cancer du col est une maladie sexuellement transmissible car le papillomavirus en est le premier responsable. Il y a aussi les facteurs de risques liés au tabac et des gènes qui ne s’opposent pas ou s’opposent mal à l’infection par le papilloma. Les médecins font de l’information sur le préservatif, mais peut-être davantage à propos du chlamydia (une autre MST) qui est responsable de nombreuses stérilités.

Vous avez mis au point une technique chirurgicale qui permet aux femmes, pour certains cancers du col, de préserver leur utérus?

Le cancer survient chez de jeunes femmes et aujourd’hui on peut traiter efficacement en conservant les possibilités de maternité. Lorsque la conisation est insuffisante et si le cancer ne se développe pas vers le corps utérin, j’utilise la trachélectomie. C’est une opération effectuée par les voies naturelles : on enlève le col mais aussi le dôme du vagin et certains tissus qui entourent l’utérus. J’opère ainsi depuis douze ans et les chances de guérison sont les mêmes qu’avec l’ablation de l’utérus. Sur 61 patientes, 4 ont connu une récidive et, sur les 31 qui ont voulu un bébé, 18 ont réussi !    

Propos recueillis par Martine Laganier impatient@medecines-douces.com

 

 

 

 

 

 

 
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