Alternative Santé - L'Impatient, le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
Alternative Santé l'Impatient. Etre responsable de sa santé, prévenir la maladie, se soigner par des médecines douces, alternatives et naturelles médecines alternatives, médecines douces, santé, magazine de santé, journal de santé, Association de soutien au journal alternative santé l'impatient, défense des droits des patients et malades, vaccination, médecine non conventionnelle, environnement

 

 

 

 

 

prostate

15 000 nouveaux cas

 

orange3.gif (1014 octets)
vivre le cancer
bvert1.gif (123 octets) la vie en face
bvert1.gif (123 octets) gérer sa maladie
bvert1.gif (123 octets) la parole aux malades
bvert1.gif (123 octets)
orange3.gif (1014 octets)
cancers féminins
bvert1.gif (123 octets) cancer du sein
bvert1.gif (123 octets)
bvert1.gif (301 octets) cancers de l'utérus
bvert1.gif (123 octets) dépistage
bvert1.gif (301 octets)
bvert1.gif (301 octets) à surveiller de près
bvert1.gif (123 octets) une femme sereine
bvert1.gif (301 octets) Pr Dargent...
orange3.gif (1014 octets)
enfants
bvert1.gif (301 octets) 2 sur 3 guérissent
bvert1.gif (301 octets) un service différent
orange3.gif (1014 octets)

hommes

bvert1.gif (301 octets) la prostate
bvert1.gif (301 octets) les testicules
bvert1.gif (301 octets)
prévention
  repas santé
bvert1.gif (301 octets)
bvert1.gif (301 octets) Dr Seignalet...
orange3.gif (1014 octets)
traitements
bvert1.gif (301 octets) méthodes classiques
bvert1.gif (301 octets) méthodes non conventionnelles
bvert1.gif (301 octets) oncobiologie
bvert1.gif (301 octets) maladies proloférantes
bvert1.gif (301 octets) Dr L. Schwartz
 

 

 

 

 

 


Avec 15 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de laprostate.gif prostate est la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme. À l’image des frottis pour les femmes, le toucher rectal, peu pratiqué, s’avère pourtant un indispensable moyen de prévention.

Bien qu’il ait eu son heure médiatique quand on a su que le président François Mitterrand en était atteint, le cancer de la prostate reste mal connu. Il est la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme.

La prostate est une glande située à la base de la vessie, entourant complètement le canal évacuateur, l’urètre, qui la traverse. Sa fonction essentielle est la sécrétion de la majeure partie du liquide spermatique. « La prostate, comme tout autre organe, peut être le siège d’un développement tumoral, explique le Dr Georges Mathieu, de l’Institut Curie. Après 50 ans, près de la moitié des hommes en sont atteints. Mais ces tumeurs ne sont pas forcément malignes, la plupart sont d’ailleurs bénignes : ce sont les adénomes qui n’ont aucun rapport avec le cancer. Cependant, elles se traduisent toutes par des envies de miction fréquentes. »

À partir de 50 ans, de même que l’on pratique des frottis réguliers chez la femme, le toucher rectal devrait être réalisé régulièrement chez l’homme. Il permettrait de déceler des tumeurs bénignes ou malignes, à des stades suffisamment précoces pour être traités à temps. « Même si la prévention s’améliore, analyse le Pr Pierre Dufour, chef du service d’urologie de l’hôpital Necker, à Paris, les cancers de la prostate sont encore diagnostiqués trop tard, ils ont déjà donné des métastases à distance. »

En France, tous les ans, 15 000 nouveaux cas de cancers sont découverts et 9 000 décès sont attendus. Si l’âge moyen de cette découverte se situe autour de 70 ans, certains hommes sont atteints à un âge plus précoce. Cela peut s’expliquer par une prédisposition génétique. Il existe des familles qui présentent une incidence du cancer de la prostate particulièrement élevée. Prédisposition qui se retrouve dans 20 % des cas. « Le risque est multiplié par deux si un père, un oncle ou un frère est atteint, souligne le Pr Marc Zerbib, chirurgien et urologue à la clinique urologique de l’hôpital Cochin (La Prostate : tout ce qu’il faut savoir, Pr Marc Zerbib, Dr Martine Perez, éd. Solar). Il est multiplié par onze si trois parents proches sont concernés. Ces formes familiales se manifestent souvent chez des hommes jeunes, parfois dès la quarantaine, ce qui justifie un dépistage précoce pour tous les hommes à risque. »

Cancer d’une glande, c’est un adénocarcinome (de aden en grec qui signifie glande), il naît dans la prostate, parfois en plusieurs points, puis gagne l’ensemble de la glande et s’étend dans la graisse autour. Il envahit ensuite les organes voisins : la vessie et les vésicules séminales. Les métastases, quand il y en a, sont à 90 % osseuses.

Les symptômes

Les symptômes qui doivent amener à consulter sont : des envies d’uriner trop fréquentes obligeant à se lever la nuit et une difficulté, voire un véritable blocage des urines, et des douleurs osseuses. Dans le cas d’un cancer, ces symptômes s’installent assez rapidement, deviennent permanents et s’aggravent en quelques mois. « De tels troubles ne signifient pas obligatoirement un cancer, souligne Pierre Dufour. Ils peuvent simplement traduire une augmentation de volume de la glande prostatique. »Un examen urologique est nécessaire. Une prise de sang permettra de mesurer les taux de PSA (antigène prostatique spécifique), révélateur des maladies prostatiques, dont le cancer. Ce taux doit normalement être inférieur à 4ng/ml (nanogramme par millilitre). « C’est surtout la confrontation de deux dosages à quelques mois d’intervalle qui apporte des renseignements précis, souligne le Pr Dufour. Une augmentation significative du taux (de 4 à 7 ng/ml, par exemple) doit imposer des examens complémentaires. » Dans ce cas, une sonde échographique introduite dans le rectum permet de visualiser la structure de la prostate. Si l’on découvre des anomalies, une biopsie sera effectuée à l’aide d’une aiguille (prélèvement d’un petit fragment de prostate) ; le prélèvement sera envoyé au laboratoire pour être analysé. Si les résultats confirment le cancer, il reste à déterminer l’étendue du mal : s’il est localisé au niveau de la prostate ou s’il a déjà donné des métastases dans les ganglions voisins ou au niveau des os. La scintigraphie fournit ces renseignements. Pour le Pr Dufour : « Lorsque le cancer paraît localisé à la prostate, l’ablation donne les meilleurs résultats. Cette solution est généralement proposée aux hommes jeunes, mais également aux seniors qui ont par ailleurs un bon état de santé général. » Reste qu’elle n’est pas sans conséquences d’autant plus dommageables que la personne opérée est jeune. Ces complications sont l’incontinence urinaire (10 % des cas) et l’impuissance (50 % des cas) si les nerfs de l’érection ont été touchés.

La radiothérapie  

La radiothérapie prend de plus en plus de place dans les traitements : 25 000 personnes ont déjà été traitées ainsi, il apparaît que ce cancer serait très radiosensible. « De façon schématique, on distingue deux types de radiothérapies, explique le Dr Pierre Wibault, radiothérapeute à l’institut Gustave-Roussy de Villejuif (94), la classique, qui reste la plus utilisée, et la nouvelle, dite “conformationnelle”, qui utilise conjointement le scanner et la résonance magnétique nucléaire (RMN) pour mieux cibler la tumeur. »Il faut compter en moyenne de 30 à 40 séances de rayons à raison de 5 par semaine pendant environ 5 minutes. La radiothérapie interstitielle, ou curiethérapie, consiste à implanter de petits émetteurs radioactifs (iridium 192, iode 125 ou palladium 103) au sein de la tumeur. Par irradiation locale, les éléments radioactifs s’attaquent aux cellules cancéreuses. « Les inconvénients sont ceux de toute radiothérapie, souligne le Dr Jean Belaïsch, c’est-à-dire l’irradiation des tissus voisins, en l’occurrence du tube digestif. Elle peut ainsi provoquer une irritation de la vessie ou des diarrhées et entraîner une impuissance. »Enfin, le cancer de la prostate appartenant au groupe des tumeurs hormonodépendantes, l’hormonothérapie est efficace. Cependant, elle entraîne une impuissance totale et irréversible et occasionne divers troubles semblables à ceux de la ménopause chez la femme (bouffées de chaleur…).« On sait depuis longtemps que la prostate est sous l’influence en particulier de l’hormone testostérone, souligne le Pr Pierre Dufour. Ainsi, un traitement anti-androgène, voire la castration totale ou partielle des testicules, stoppe ou freine l’évolution du cancer. Ces traitements sont très utilisés dans les formes évoluées de la maladie. Ils sont aussi prescrits en cas de récidive. » D’autres pistes sont à l’étude. Si la thérapie génique reste pour l’instant au stade expérimental sur les souris, le traitement par ultrasons semble avoir plus d’avenir. Cinq appareils existent en Europe, dont un à Lyon et un à Paris. Ils permettent, par des tirs courts, d’apporter au sein de la tumeur des températures de plus de 100° C. « Ce traitement est encore expérimental, remarque le Dr Georges Mathieu, mais il offre déjà des résultats encourageants. »Du côté des médecines alternatives, on pourra faire appel au Pao pereira, aux physiatrons de Solomidès ou encore au DPG ou à la Selongenine. « Rappelons-nous que, traité en temps voulu, le cancer de la prostate guérit dans la très grande majorité des cas », conclut le Dr Georges Mathieu.

Jean-Christophe Maillard impatient@medecines-douces.com

 

Pour commander ce numéro INDISPENSABLE, et pour en savoir plus encore, cliquez ici...

 

 

 

 

 

 

 
Abonnement à notre News Letter
E-Mail :
Nom (optionnel) :
  Inscription Désinscription

Retour

Accueil - Dossiers - S'abonner - Email - Livres conseillés - Forum - News letter -
Copyright Alternative-Santé L'Impatient © 1998 - 2002