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Cancers féminins

 

LE SEIN

Une femme sur dix

 

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Dans nos sociétés occidentales, près d’une femme sur dix est concernée par le cancer du sein. Une maladie qui fait peur.

 

Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins. Il représente 30 % des cancers qui touchent les femmes et il constitue la première cause de mortalité pour les 40/55 ans. Le nombre des cas est en nette augmentation en France, une progression de 60 % par rapport à 1975, due en partie, il est vrai, à la précocité des diagnostics. Réalisés plus tôt dans la vie des femmes, ils permettent de détecter davantage de tumeurs de petite taille, plus sensibles aux traitements. En conséquence, si la mortalité par cancer du sein reste élevée et a eu tendance à augmenter jusque dans les années 1990, elle semble aujourd’hui à peu près stabilisée. Les spécialistes reconnaissent guérir actuellement un cancer du sein sur deux (survie à dix ans), les graves comme les moins graves. Ce qui laisse de très bonnes chances aux cancers diagnostiqués tôt.

Établir le diagnostic

C’est une observation attentive et surtout une palpation régulière des seins qui permet de déceler les anomalies.

Rien de plus inquiétant qu’une boule découverte à la palpation. Prendre au sérieux cette manifestation ne signifie pas pour autant céder à la panique. Car les seins ont la particularité d’évoluer au cours du temps, suivant en cela la vie hormonale fluctuante de la femme. C’est donc leur observation attentive et surtout leur palpation régulière, juste après les règles, qui permettent de déceler les anomalies et qui doivent impérativement amener à consulter :
• grosseurs qui gênent ;
• ou qui affichent un volume stable au cours du cycle menstruel ;
• ou qui ne roulent pas sous les doigts comme une bille mais au contraire semblent adhérer au tissu mammaire ;
• de même que toute anomalie ayant trait au mamelon, à la peau du sein ou aux ganglions sous l’aisselle.Le recours aux techniques d’imagerie est absolument nécessaire dès le moindre soupçon.

bullet7.gif (140 octets) La mammographie est capable de visualiser des lésions à partir de 5 mm et plus. Elle reste l’examen clé. Elle ne permet pas toujours de distinguer les atteintes bénignes des atteintes malignes. Surtout, son interprétation est rendue difficile par la densité du tissu mammaire, plus importante avant la ménopause et chez les femmes jeunes.

bullet7.gif (140 octets) L’échographie complète l’information en précisant la forme et les dimensions de la tumeur. Surtout dans les zones où la densité du sein est forte (L’échographie est également un bon moyen pour suivre l’évolution des mastoses).

bullet7.gif (140 octets) C’est actuellement pour l’IRM que l’intérêt des radiologues va grandissant. Tout particulièrement l’IRM avec un produit de contraste, le gadolinium, qui offre la possibilité de visualiser la vascularisation (angiogénèse) déclenchée par les tumeurs du sein et l’œdème qui s’y trouve associé. Cette technique permet de détecter des tumeurs de 1 mm seulement de diamètre. Avec une sensibilité (c’est-à-dire une fiabilité) très grande. Ainsi, une IRM normale qui ne décèle aucune anomalie garantit à 98 % qu’il n’y a pas de processus cancéreux. Par comparaison, cette sensibilité est seulement de 70 à 80 % avec la mammographie. L’IRM offre par ailleurs une étude simultanée des deux seins. Mais il s’agit d’une technique lourde et coûteuse, encore peu courante en France (une dizaine de centres en 1997 étaient pourvus d’IRM mammaire). Aussi est-elle utilisée en seconde intention, ou chez les femmes ayant des seins denses, en suivi post-opératoire, ou encore pour guider les microbiopsies.

bullet7.gif (140 octets) L’électromammogramme repose sur une technique nouvelle, basée sur l’étude des modifications des potentiels électriques à la surface du sein. Cette technique aurait une sensibilité de 80 % et pourrait bientôt supplanter la mammographie.

On peut encore citer la galactographie, pratiquée dans le cas d’un écoulement mammaire. Il s’agit d’une radiographie des canaux galactophores du mamelon vers le centre du sein, réalisée au moyen d’un produit de contraste. Quant à la tomodensitométrie (scanner), elle n’est d’aucune utilité en cancérologie mammaire.

 

La biopsie

L’identification formelle du caractère cancéreux d’une lésion n’est posée qu’après analyse des tissus prélevés dans le sein. Ce prélèvement, ou biopsie, est le premier geste interventionniste proposé aux femmes. Il est jugé par certaines comme agressif et accepté parfois difficilement. Il faut distinguer la biopsie à l’aiguille ou « microbiopsie » de la biopsie réalisée lors d’une mini-intervention chirurgicale et appelée « biopsie-exérèse ». La première doit être pratiquée sous stéréotaxie (technique qui permet de repérer le sein dans les trois dimensions de l’espace) pour que la visualisation soit optimale et que l’aiguille atteigne effectivement la zone suspecte. Ce geste n’est cependant pas anodin, car il provoque obligatoirement un hématome dû à la mort de globules rouges et de plaquettes qui répandent alors des facteurs de croissance. Ceux-ci favorisent le développement des cellules malignes des tissus voisins (En France, les résultats de 65 % des biopsies mammaires sont bénins). À la microbiopsie, on peut préférer la biopsie-exérèse chirurgicale, qui nécessite une anesthésie. Ou encore attendre le moment de l’opération chirurgicale proprement dite (c’est la « biopsie ex-temporanée »). Le prélèvement de tissus est analysé immédiatement et décidera de la suite opératoire à donner. Un bilan d’extension sera également pratiqué. Il comporte une échographie hépatique, une scintigraphie des os, une radio des poumons, et des analyses de sang. On recherchera la trace d’un marqueur : le Ca 15-3, considéré comme spécifique du cancer du sein. Attention : son taux est également élevé dans d’autres types de cancers, ainsi que dans les atteintes du foie (hépatites, cirrhose…).

Quel type de cancer

L’ensemble de ces investigations fournit des indications sur la gravité de l’atteinte et détermine la conduite à tenir. Il existe différentes formes de cancers du sein, caractérisées par leur localisation, leur taille, l’envahissement des tissus voisins, leur agressivité (vitesse de développement) et leur sensibilité plus ou moins grande aux hormones. On appelle « intracanalaires » les cancers se développant dans les canaux galactophores du sein (ils représentent 85 % des cas) et « lobulaires » (environ 3 à 4 % des cas) les cancers situés dans les lobules mammaires. Quand ces cancers sont « in-situ », cela signifie qu’ils restent bien localisés. À l’inverse, les cancers dits « infiltrants » ou « invasifs » ont tendance à déborder leur lieu d’origine, canal ou lobule. La majorité des cancers infiltrants est d’origine canalaire. Ils peuvent s’étendre à la paroi thoracique sous-jacente, ou se traduire par un œdème du sein avec plaie, ou présenter un caractère inflammatoire donc douloureux.La classification internationale des cancers du sein, TNM, tient compte de trois composantes de la tumeur : T pour sa taille évaluée de 0 (in-situ) à 5 ; N pour node (mot anglais pour ganglion) classé de 0 à 3 selon l’atteinte ganglionnaire ; M pour métastases.On recherche en laboratoire la sensibilité des cellules cancéreuses aux hormones. Les résultats sont essentiels pour décider de l’intérêt d’instituer un traitement hormonal.D’autres éléments : nombres de cellules en division dans le tissu cancéreux, différenciation des cellules et anomalies de leur noyau, donneront une idée de l’agressivité de la tumeur et de sa propension à métastaser. Cet ensemble (dit « grading de Scarff-Bloom et Richardson ») permet de classer les tumeurs de grade I à grade III, cela indépendamment de la taille de la tumeur.

Thérapeutiques conventionnelles.

En fonction de ces données, quelle conduite adopter ?
L’ancienne stratégie combinait chirurgie et rayons. Ces méthodes demeurent valables aujourd’hui mais elles se sont affinées. La chirurgie conservatrice du sein ou « tumorectomie » consiste à enlever juste la tumeur. Elle doit être réservée à des tumeurs extrêmement petites, très individualisées, très localisées et les plus éloignées du mamelon. Le moindre doute doit faire pencher vers la « mastectomie » (ablation totale du sein). La tumorectomie est généralement suivie de séances de rayons pour éliminer un risque résiduel. L’ablation ganglionnaire (ou curage ganglionnaire) est devenue moins systématique. Cette intervention occasionne des écoulements de liquide lymphatique durant une à trois semaines et provoque à long terme un œdème du bras. Phénomène connu sous le nom « gros bras » et accentué par la radiothérapie des ganglions. Au curage ganglionnaire systématique on préfère une biopsie d’un ganglion dit « sentinelle » avant de procéder plus largement. La chimiothérapie consiste à utiliser des produits extrêmement toxiques contre les cellules en division. Une vingtaine de médicaments sont actuellement disponibles. Leurs effets secondaires, douloureux et violents, ont été tempérés par la mise au point de divers produits : antivomitifs, antinauséeux, facteurs de croissance pour restaurer la formule sanguine. On utilise aussi la chimiothérapie en première intention (dite « néo-adjuvante »), afin de diminuer éventuellement la taille des lésions à opérer. Le Dr Philippe Lagarde (Tout savoir sur le cancer. Si j’ai un cancer : que penser, que faire ? Dr Philippe Lagarde, éd. Favre) voit dans cette chirurgie néo-adjuvante un autre intérêt : celui de s’attaquer d’emblée aux métastases. « La taille de la tumeur, écrit-il, n’a qu’une importance relative car, quel que soit le moment où elle est détectée, elle a déjà plusieurs années d’évolution silencieuse. Il y a donc de fortes chances pour que des cellules cancéreuses aient déjà migré et métastasé. C’est le traitement des micrométastases indécelables qui représente la priorité et l’urgence. » Des chimiothérapies intensives très lourdes sont parfois proposées, avec autogreffe de moelle. Cela consiste à prélever des cellules de la moelle osseuse circulant dans le sang : on les multiplie en culture puis, après la chimiothérapie, on les réintroduit par voie intraveineuse pour accélérer la réapparition des globules sanguins. Récemment, deux nouveaux produits, le taxol et le taxotère, très efficaces sur les cancers du sein déjà avancés, sont venus s’ajouter aux chimiothérapies classiques.L’hormonothérapie est un autre moyen de combattre les tumeurs hormono- dépendantes. Plusieurs approches sont possibles :

bullet7.gif (140 octets) l’utilisation d’anti-œstrogènes, comme le tamoxifène et le torémifène, et d’inhibiteurs de la formation d’œstrogènes (orimétène, letrozol – commercialisé sous le nom de Femara –, Arimidex) ;

bullet7.gif (140 octets) l’utilisation d’antiprogestérone (Mifepristone - RU 486 - et Onapristone) ;

bullet7.gif (140 octets) l’utilisation de produits qui s’opposent à l’action des hormones hypophysaires – ils réalisent une véritable castration chimique –, on citera le Decapeptyl, l’Ennatone et le Zoladex.

bullet7.gif (140 octets) Autre moyen de supprimer l’apport d’œstrogènes : l’ovariectomie bilatérale (ablation des ovaires) réalisée par chirurgie ou radiothérapie.De nouveaux traitements sont à l’essai. Ils concernent les thérapies géniques, l’immunothérapie et les moyens utilisés par les tumeurs pour se développer. Ces nouveautés occasionneront, espérons-le, dans un avenir proche, de grands bouleversements dans le traitement des cancers.

Thérapeutiques non conventionnelles.

Les thérapeutiques non conventionnelles visent à stimuler les défenses immunitaires de l’organisme, à limiter le développement des tumeurs et à aider à mieux supporter les effets secondaires des thérapies conventionnelles. Elles sont complémentaires de celles-ci. Dans le cas du cancer du sein, on privilégiera l’apport du Viscum album (extrait de gui fermenté sous forme injectable), des Physiatrons de Solomides, de la Syndrolysine (à utiliser dans certaines formes de mastopathies comme les papillomes qui peuvent dégénérer en cancer), de l’Anticancerlin ou Asiatonic issu d’une plante chinoise traditionnelle (la sarcandrae) qui renferme de l’Inotodiol, substance que l’on trouve également dans un champignon, la tchaga, utilisé en Russie.

bullet7.gif (140 octets) Pour prévenir les effets secondaires de la radiothérapie, on utilisera des cataplasmes d’argile, de la crème aux trois acides de Le Foll, aux extraits de plantes, Gammacomplex…

bullet7.gif (140 octets) Après la chirurgie, Arnica, sous toutes ses formes, (granules homéopathiques, teinture, crème) aidera à résorber les hématomes. Des crèmes à base de plantes (géranium, lavande…) ou des trois Acides de Le Foll accéléreront la cicatrisation.

bullet7.gif (140 octets) Pour mieux supporter les chimiothérapies, il faut être le plus possible en forme. Un peu de médecine chinoise et/ ou des séances d’acupuncture remonteront l’énergie. Et surtout il est bon de drainer le foie avant la chimio. Soit à l’aide de cataplasmes d’Achillée millefeuilles, soit à l’aide de draineurs : extraits d’artichauts, de radis noir, de bouleau… La prévention des effets hépato-digestifs de la chimiothérapie est une bonne indication du Desmodium adscendens, une plante utilisée par les tradi-praticiens africains. L’homéopathie peut également aider.

Conscience de vivre

Il n’est jamais trop tard pour modifier des comportements qui ont pu jouer un rôle dans la survenue du cancer : alimentation trop riche en calories, consommation élevée de graisses (totales et saturées, ces dernières essentiellement de nature animale) et de protéines animales, et de limiter sa consommation d’alcool. À condition que de tels changements soient sources de plaisir. Au diable, en effet, les obligations. Vive les envies. « La maladie, c’est un peu comme une lettre, affirme Hélène, 53 ans. Il faut ouvrir l’enveloppe et en lire le contenu. » Elle a été opérée d’un premier cancer du sein à 38 ans, puis d’un autre à l’autre sein à 39 ans. Entre-temps, elle a rompu avec son compagnon, repris des études (et décidé pour cela de travailler à mi-temps). Elle s’est découvert plusieurs passions : le chant, le yoga, le dessin. Elle s’oxygène régulièrement (randonnée, jardin…), elle veille à son alimentation, se livre de temps à autre à la méditation. En clair, elle prend soin d’elle.

Cécile Baudet impatient@medecines-douces.com

 

 

 

 

 

 

 
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