La
presse médicale les minimise et la grande presse nen parle
quasiment jamais. Pourtant les effets secondaires et accidents
postvaccinaux sont une réalité plus fréquente quon ne
limagine, mais mal évaluée parce que mal recensée.
Notre
bébé a fait une réaction allergique au vaccin DT Polio à lâge
de 18 mois : un eczéma surélevé géant dans les heures qui ont
suivi la vaccination. Avant que cela narrive, notre médecin
ne savait pas que le DT Polio pouvait avoir des effets secondaires.
Il a ouvert son Vidal et en a pris connaissance pour la première
fois, avec surprise et non sans affolement face à létat
de notre fils. Quand nous lui avons demandé sil pensait
déclarer cette réaction allergique, il nous a répondu que les
centres de pharmacovigilance étaient là uniquement pour les
accidents dus aux médicaments. Ce médecin qui exerce depuis
quatre ans ne sait pas quil peut et quil doit déclarer
les accidents postvaccinaux et il nest sûrement pas le
seul à lignorer », nous a écrit une lectrice à la suite
de la première édition de notre hors-série sur les vaccinations.
Des lettres semblables nous arrivent régulièrement et celles
qui parviennent au siège des associations sont très nombreuses.
Les accidents
postvaccinaux sont un sujet tabou en France. Il est malséant
den parler, remarquait déjà, il y a vingt-cinq ans, le
Dr Pradal, lun des fondateurs de notre journal, dans son
manuel Les Grands Médicaments (éd. du Seuil). La presse spécialisée
en signale de nombreux cas, mais même pour les accidents survenus
chez des patients français, cest souvent dans la presse
médicale étrangère quil faut aller en chercher la description
détaillée.Déjà au siècle dernier, les controverses sur les accidents
dus au vaccin antivariolique faisaient
rage. Forts de
leurs appuis politiques, et leur zèle scientifique aidant, les
vaccinalistes niaient lévidence. Ils mettront de longues
années avant de reconnaître que le procédé de vaccination de
bras à bras on vaccinait avec les sérosités prises directement
sur des pustules de varioleux provoquait de nombreux
accidents, dont des varioles et la transmission de maladies
graves telles que la syphilis. Progressivement, les vaccins
furent mieux purifiés et atténués. Mais des accidents graves
continuaient à se produire, dont certains aboutissaient à des
décès ou laissaient des séquelles invalidantes : eczéma géant
et parfois généralisé, encéphalites, accidents oculaires pouvant
entraîner la cécité, accidents rénaux...