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LE GUIDE DES VACCINATIONS

 

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méningocoque

 

vaccin obligatoire : à l’entrée à l’armée.

vaccin commercialisé : méningococcique A+C.

Neisseria meningitidis est une bactérie propre à l’homme et assez répandue dans la population (de 5 à 10 %). La plupart des sujets infectés sont des porteurs sains qui ne présentent pas de symptômes, le méningocoque étant présent dans la gorge. En dehors de quelques très rares infections pulmonaires, génito-urinaires ou respiratoires (sinusites, conjonctivites), le méningocoque est responsable de méningites cérébrospinales (2 à 3 % de mortalité) et, dans de très rares cas, de septicémies foudroyantes (purpura fulminans). On ignore pourquoi certaines personnes font des méningites ou des septicémies alors que la plupart des sujets contaminés n’ont pas de problème. En France, un tiers des méningites sont dues au méningocoque. Il y a au moins neuf types de méningocoques, principalement : A, B et C. Les formes les plus sévères sont dues au groupe C. En France, les types les plus répandus sont les groupes B (74 % des cas) et C (22 %). Ces méningites sont rares et en diminution (environ 350 cas par an) mais près de 10 % sont mortelles (la moitié des décès sont dus aux purpuras fulminans). La moitié de ces méningites surviennent chez les enfants de moins de 5 ans et souvent aux alentours de 8 mois. Ces méningites sont bien soignées par les antibiotiques.Le vaccin est préparé à partir de la capsule polysaccharidique des bactéries de type A et C. Son efficacité est de faible durée (trois ans). Peu efficace chez les nourrissons, il n’est pas recommandé avant 18 mois, cet âge étant abaissé en cas d’épidémie à 3 mois pour le méningocoque A et 12 mois pour le méningocoque C.Après la découverte de cas de méningites dans une collectivité, un traitement antibiotique est proposé à toutes les personnes qui ont été en contact avec le malade, ou à l’ensemble de la collectivité, s’il y a eu plusieurs cas. S’il est prouvé que la maladie est due à un méningocoque A ou C, le vaccin est proposé en plus des antibiotiques, dans le but d’arrêter la circulation de la bactérie. Le vaccin ne protège pas contre le groupe B qui est le plus répandu en France. Hormis une fièvre légère et une rougeur au site d’injection pendant 24 heures, il est réputé bien toléré. Une enquête réalisée sur 732 militaires incorporés montre toutefois que, quoique bénignes, les réactions fortes sont plus fréquentes (fièvre plus de 48 heures) que prévu (3 cas, soit 0,4 %).

Commentaire d’alternative santé -l’Impatient

La psychose créée chaque fois qu’une méningite est suspectée dans une collectivité et notamment dans un établissement pour enfants (crèche, école) est hors de proportion avec la réalité. Elle répond à deux préoccupations qui n’ont rien à voir avec la santé publique. Donner l’occasion à certains de faire du sensationnel. Justifier la vaccination de cette collectivité, alors même que le vaccin n’est pas obligatoire. Avant de choisir ou non la vaccination, il faut savoir si le microbe responsable est bien un microbe contre lequel il existe un vaccin. En 1996, après la découverte d’un cas « présumé » de méningite à méningocoque chez une fillette vivant dans un foyer de travailleurs immigrés, furent organisées une campagne de distribution d’antibiotiques et la vaccination des membres du foyer et des élèves de l’école fréquentée par la fillette. Le journal Panorama du médecin jugea cette mesure aberrante et rappela que le méningocoque est un germe très fragile et loin d’être le plus dangereux, soulignant au passage que « dans une collectivité, plus le nombre de porteurs est important, moins grand est le risque d’éclosion de l’infection ».On connaît mal les raisons pour lesquelles les méningocoques deviennent soudain dangereux. Dans un article consacré à cette vaccination (Le Concours médical, 29-11-1997), le Dr Rey cite deux facteurs influençant les épidémies : des infections rhinopharyngées préalables (grippe) et des facteurs climatiques (le froid en Europe, la sécheresse dans les pays tropicaux). Dans une étude sur les épidémies de méningite en Afrique, la revue Pour la science (janvier 1995), confirme que « les facteurs environnementaux sont déterminants ». En Afrique tropicale, les populations sont porteuses des méningocoques en permanence. À la saison des pluies, les contaminations « augmentent les défenses immunitaires, sans déclencher la maladie ». Par contre, à la saison sèche, la chaleur et la sécheresse faciliteraient la pénétration des méningocoques dans la muqueuse de la gorge et le déclenchement de la maladie. Le phénomène serait facilité par des infections respiratoires simultanées. Les auteurs de l’article concluent que « la maladie résulterait d’une combinaison de facteurs liés à l'hôte, à l’environnement et à l’organisme lui-même ». Ils précisent que les épidémies n’ont sans doute pas toutes les mêmes causes et que d’autres facteurs jouent peut-être un rôle, la malnutrition notamment. Autant d’incertitudes qui doivent rendre prudent avec l’utilisation d’un vaccin. Si l’on faisait le choix de vacciner systématiquement tous les enfants, comme le réclament certains médecins, ne risquerait-on pas encore, comme pour d’autres vaccinations, de créer des déséquilibres écologiques microbiens avec toutes les conséquences dommageables que cela peut provoquer à terme…?

 

 

 

 

 

 

 

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