Quand on parle de psychotraumatisme au grand public, il y a un message qu’on a vraiment envie de faire passer en premier, et surtout parce qu’il rassure et parce qu’il est vrai : la plupart des personnes exposées à un événement traumatique ne développent pas de trouble durable !
On décrit quatre trajectoires de réponse psychologique.
La première, c’est la résilience. La personne garde une santé mentale stable après l’événement. Elle a eu peur, bien sûr, elle a certainement mal dormi quelques nuits, mais son fonctionnement reste solide.
La deuxième, c’est le rétablissement. Des symptômes importants apparaissent après l’événement, ils durent un certain temps, puis ils se résolvent.
La troisième, c’est la chronicisation. Les symptômes apparaissent et ne se résolvent pas avec le temps. C’est là que la souffrance s’installe.
La quatrième, c’est l’apparition tardive. Au début, rien, ou presque rien d'ailleurs. Puis les symptômes s’expriment de manière retardée, au point de permettre le diagnostic de TSPT (trouble de stress post-traumatique, qu’on appelait autrefois ESPT, ou PTSD en anglais).
On décrit quatre trajectoires de réponse psychologique.
La première, c’est la résilience. La personne garde une santé mentale stable après l’événement. Elle a eu peur, bien sûr, elle a certainement mal dormi quelques nuits, mais son fonctionnement reste solide.
La deuxième, c’est le rétablissement. Des symptômes importants apparaissent après l’événement, ils durent un certain temps, puis ils se résolvent.
La troisième, c’est la chronicisation. Les symptômes apparaissent et ne se résolvent pas avec le temps. C’est là que la souffrance s’installe.
La quatrième, c’est l’apparition tardive. Au début, rien, ou presque rien d'ailleurs. Puis les symptômes s’expriment de manière retardée, au point de permettre le diagnostic de TSPT (trouble de stress post-traumatique, qu’on appelait autrefois ESPT, ou PTSD en anglais).
Les chiffres
Les études disponibles donnent des prévalences moyennes : la résilience arrive très largement en tête avec 70 %, puis le rétablissement (25 %), la chronicisation (15 %) et l’apparition tardive (5 %). Attention, ces moyennes viennent d’études différentes et ne s’additionnent pas pour faire cent. Ce qu’il faut en retenir, c’est l’ordre de grandeur : la résilience est la réponse la plus fréquente, et de loin.
Ce qui fait pencher d’un côté ou de l’autre.
La probabilité d’emprunter telle ou telle trajectoire dépend de beaucoup de choses : la nature de l’événement, les caractéristiques de la personne, les facteurs sociaux et environnementaux. Le soutien de l’entourage, le fait de retrouver un cadre sécurisant, l’histoire de vie, tout ça compte.
Pourquoi c’est important en séance.
Cette diversité nous protège de deux erreurs. La première serait de considérer toute réaction émotionnelle comme pathologique.
Quelqu’un qui pleure, qui tremble, qui dort mal la semaine après un accident n’est pas malade : il réagit.
La seconde serait de rassurer trop vite.
L’apparition tardive existe. Une personne qui « va très bien » un mois après n’est pas forcément tirée d’affaire, et il faut savoir rester disponible, garder la porte ouverte.
Quelqu’un qui pleure, qui tremble, qui dort mal la semaine après un accident n’est pas malade : il réagit.
La seconde serait de rassurer trop vite.
L’apparition tardive existe. Une personne qui « va très bien » un mois après n’est pas forcément tirée d’affaire, et il faut savoir rester disponible, garder la porte ouverte.
Trouver de l’aide.
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, parlez-en à votre médecin traitant.
Vous pouvez aussi consulter le registre des praticiens certifiés en EMDR Intégrative, classés par département. Consulter le registre des praticiens.
TSPT, ESPT, PTSD : trois noms pour un même trouble.
TSPT, trouble de stress post-traumatique. C’est le nom utilisé en français depuis la cinquième version du manuel diagnostique américain (DSM-5). Le mot anglais disorder y est traduit par « trouble ».
ESPT, état de stress post-traumatique. C’est l’ancienne traduction française, celle des DSM-III et DSM-IV. On l’entend encore souvent en France, par habitude.
PTSD, Post-Traumatic Stress Disorder. C’est le nom anglais, celui des publications scientifiques internationales.
Ces trois sigles désignent le même trouble.
CIM, Classification internationale des maladies, appelée ICD en anglais. C’est la classification de l’Organisation mondiale de la santé, l’autre grande référence pour poser un diagnostic, à côté du DSM américain. Sa onzième version, la CIM-11, est en vigueur depuis 2022. Elle est la seule à reconnaître le TSPT complexe.
ESPT, état de stress post-traumatique. C’est l’ancienne traduction française, celle des DSM-III et DSM-IV. On l’entend encore souvent en France, par habitude.
PTSD, Post-Traumatic Stress Disorder. C’est le nom anglais, celui des publications scientifiques internationales.
Ces trois sigles désignent le même trouble.
CIM, Classification internationale des maladies, appelée ICD en anglais. C’est la classification de l’Organisation mondiale de la santé, l’autre grande référence pour poser un diagnostic, à côté du DSM américain. Sa onzième version, la CIM-11, est en vigueur depuis 2022. Elle est la seule à reconnaître le TSPT complexe.